Une nouvelle formule proposée par la ministre de l'Immigration Diane De Courcy s'inspire des pratiques en vigueur en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Loi 101: la fin de l'exception militaire pourrait nuire à Valcartier

Si le Parti québécois (PQ) enlève aux enfants de militaires francophones le droit de fréquenter les écoles anglaises au Québec, le ministère de la Défense pourrait décider de cesser les activités des bases québécoises de Valcartier et de Bagotville.
Tel est l'un des scénarios évoqués par le président de la commission scolaire Central Québec, Stephen Burke, qui dénonce l'acharnement de la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, à vouloir abolir l'exemption militaire accordée sous René Lévesque.
Aux côtés de la chef péquiste la semaine dernière, celle-ci a promis qu'elle reviendrait à la charge dans ce dossier si sa formation était portée au pouvoir. Selon Mme De Courcy, le privilège des quelque 700 enfants de militaires à fréquenter des établissements anglophones s'apparente aux «écoles passerelles».
«Qu'est-ce qui nous empêche de croire que si les familles de militaires francophones ne peuvent plus avoir accès à nos écoles anglaises, certaines d'entre elles refusent d'être affectées à Québec?» questionne M. Burke, qui se demande également si le ministère de la Défense ne pourrait pas, en conséquence, mettre la clé sous la porte d'une ou même des deux bases militaires québécoises.
Contestation en cour
Stephen Burke se questionne également à savoir si le Parti québécois respecte l'héritage du premier chef péquiste à diriger la province en mettant de l'avant une telle proposition. «Je me refuse de croire que feu René Lévesque serait d'accord avec une telle affirmation, lui qui avait un profond respect pour les hommes et les femmes qui, au risque de leur vie, embrassent la carrière militaire», souligne le président de la commission scolaire Central Québec.
Celui-ci fait valoir qu'il n'aurait d'autre choix, advenant l'élection d'un gouvernement péquiste majoritaire, de contester en cour toute nouvelle tentative législative visant à abolir l'exemption militaire.