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L'INRS soutiendra ses étudiants lors d'un congé parental

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
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L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) devient le premier établissement universitaire à offrir un soutien financer à sa communauté étudiante pendant un congé parental.

L’INRS annonce lundi la mise sur pied d’un programme pour soutenir sa communauté étudiante ainsi que son personnel sous octroi lors d’une naissance ou d’une adoption. 

Le programme «novateur» est proposé dans le cadre d’un projet pilote, qui durera jusqu’au 28 février 2022. 

«Les étudiants de l’INRS sont majoritairement déjà gradués, ils sont plus âgés que les étudiants du premier cycle par exemple. Ils peuvent avoir envie d’avoir des enfants même s’ils sont au niveau du doctorat», explique Claude Arbour, directeur des ressources humaines, administratives et financières de l’INRS.

L’INRS est un établissement universitaire dédié exclusivement à la recherche et à la formation aux cycles supérieurs.

«Le programme permet d’arrêter les études pendant une certaine période de temps tout en conservant un financement. On rend inclusive notre recherche et on s’assure que nos étudiants aient la même chance que les autres parents», ajoute-t-il. 

Le programme, premier comme tel à Québec, a pour but de soutenir financièrement les étudiants pendant un congé parental. L’établissement démontrer son intention d’offrir un environnement exempt de toute forme de discrimination. Les conditions de travail du personnel de recherche en seront aussi améliorées. 

«Les fonds de recherches sont restreints, les profs n’ont pas beaucoup d’argent donc les étudiants n’osaient pas prendre de congé. Ou bien ils ne se retrouvaient pas arrêtés assez longtemps pour leur enfant. Ils n’ont plus à avoir de crainte maintenant», note M. Arbour.

«Quand tu retardes ta recherche pendant un an, ça retarde tout le reste. Beaucoup de projets dépendent les uns des autres. Il faut suivre un certain déroulement», ajoute-t-il. Le financement de la direction permettra d’éviter des retards, parfois lourds de conséquences. 

Voilà un an que la direction de l’INRS travaille sur la mise sur pied de son programme. Même que son lancement a été quelque peu retardé avec la COVID-19. Le programme est né de demandes de la part des étudiants en ce sens. 

Au terme du projet pilote, l’INRS a la volonté de maintenir ce programme de soutien en place de façon permanente.

Plus inclusif et équitable

«Ce soutien permettra notamment aux étudiantes et aux étudiants de prendre un congé parental sans crainte de perte financière et sans causer de tort au financement de la recherche des membres du corps professoral, puisqu’il sera totalement assumé par la direction de l’INRS», a indiqué le président de la Fédération étudiante de l’INRS, Anas Bouslikhane

Le directeur Claude Arbour signale notamment que les syndicats ont accueilli chaleureusement la nouvelle. Il croit aussi que l’annonce de ce programme fera des vagues dans la province, auprès des autres établissements universitaires. 

«Quand les autres universités vont voir notre programme, il va y avoir beaucoup de réactions positives. L’équité et l’inclusion, ça devient majeur, les universités sont très sensibilisées et je suis certain que d’autres vont suivre le même chemin que nous», exprime M. Arbour. 

Le programme se rapproche du régime québécois d’assurance parentale. Les mères comme les pères peuvent en bénéficier, pour une naissance ou une adoption.

Les conditions d’admissibilité, le calcul des prestations et les autres modalités de ce programme de soutien financier figurent dans la description du programme sur le site de l’INRS. 

«On ne devrait pas avoir énormément de demandes, mais ça va faciliter la vie à ceux qui souhaiteront bénéficier du programme. Si on peut aider une personne, on sera content. C’est juste important de leur offrir le choix», termine le directeur des ressources humaines, Claude Arbour.