Jean Beauchesne, président de la Fédération des cégeps, réclame un financement à long terme.

L'histoire obligatoire force l'abandon d'un cours complémentaire, croit la Fédération des cégeps

Pour intégrer le nouveau cours d'histoire obligatoire dans l'horaire des cégépiens, le président de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne, ne voit pas d'autre solution que celle de le substituer à un des deux cours complémentaires.
«C'est un peu à regret parce que le réseau croit beaucoup à des initiatives hors programme pour que les étudiants puissent s'intéresser à autre chose», a-t-il fait valoir mercredi alors qu'il était de passage au Cégep Limoilou. M. Beauchesne souligne également que les cours complémentaires permettent à des jeunes de découvrir leur voie et rappelle à ce sujet qu'un tiers des élèves changeront de programme en cours de formation.
Malgré ces avantages, le président de la Fédération juge qu'il est irréaliste d'ajouter un nouveau cours. «C'est très difficile, il y a plusieurs techniques lourdes et les étudiants sont à bout de souffle», poursuit-il, ajoutant qu'en plus des 35 heures de cours, il y a leur préparation qui prend beaucoup de temps.
Jean Beauchesne se dit cependant sensible aux arguments du président de la Fédération des enseignants de cégep (FEC-CSQ), Mario Beauchemin, qui affirme qu'en retirant un cours complémentaire, des enseignants du réseau pourraient perdre leur emploi alors que d'autres vivraient davantage dans une situation de précarité. En contrepartie, il rappelle que le gouvernement aurait à débourser environ 17 millions $ pour 45 nouvelles heures de cours.