L'auteur en appelle au «gros bon sens» des dirigeants de la STLévis pour revoir rapidement leur décision, consulter les usagers et s'engager dans la recherche de véritables combinaisons gagnantes pour les usagers, la Ville et l'ensemble des résidents de Lévis.

Lévis: 1600 élèves du secondaire sans autobus?

La grève imminente des chauffeurs de la Société de transport de Lévis (STLévis) crée des maux de tête à plusieurs écoles secondaires, qui peinent à trouver un plan B pour la rentrée, le 30 août. En tout, 1600 élèves pourraient être privés de transport vers l'école.
«On est encore en pourparlers avec des transporteurs, mais on ne pourra probablement pas avoir un service porte à porte. Il y aura probablement des points de chute où les parents pourront déposer les jeunes», explique Robin Bernier, directeur général de l'école secondaire Marcelle-Mallette.
Le directeur espère toujours qu'une entente survienne avant lundi le 28 août, mais si la grève est bel et bien déclenchée ce jour-là, l'école Marcelle-Mallette avisera tous les parents des alternatives proposées. 
M. Bernier déplore les coûts que cette situation occasionnera aux écoles. «Les transporteurs veulent bien nous dépanner, mais on comprend qu'il achèteront pas un autobus juste pour nous dépanner.»
Le scénario est similaire au Collège de Lévis. «Il y a des parents qui ont besoin de transport pour leurs jeunes, c'est certain, alors on ne prend pas de chance et on se prépare», exprime Julie Leclerc, qui coordonne le transport. 
Jimmy-Éric Talbot, directeur du Juvénat Notre-Dame, à Saint-Romauld, soutient que ce conflit «nous complique la vie». Les parents ont été avisés qu'un plan B sera déployé en cas de grève. Un plan qui demande «une bonne gymnastique» et qui pourrait comprendre des alternatives comme du covoiturage, des navettes, des points de chute, etc. «Ça va causer des désagréments, c'est certain», indique-t-il. 
La commission scolaire des Navigateurs compte elle aussi 350 élèves du secondaire qui utilisent le transport de la Ville pour se rendre à l'école Pointe-Levy. «Nous travaillons sur des pistes de solutions. Il y a quelques options, mais rien n'est arrêté à ce moment-ci», explique la directrice des communications Louise Boisvert. 
Toujours l'impasse
La journée de négociations de mercredi n'a pas permis de dénouer l'impasse qui subsiste entre la direction de la STLévis et ses 107 chauffeurs. «On est très, très loin malheureusement de s'entendre, mais on garde espoir. Ça prendrait un revirement majeur pour ne pas aller en grève», a indiqué Stéphane Girard, président du syndicat des chauffeurs d'autobus de la Rive-Sud, affilié à la CSN. 
Une dernière journée de négociation avant la grève est toutefois à l'horaire vendredi. Pour la direction de la STLévis, les demandes syndicales sont nettement exagérées. «Ils veulent complètement revirer de bord le modèle d'affaires et ça, ça nous pose problème, opine Michel Patry, le président de la STLévis.