Dès l'automne, deux classes pour élèves en difficulté d'apprentissage disparaîtront à Donnacona.

Les services aux élèves encore touchés dans Portneuf

Deux classes spéciales destinées aux élèves qui présentent des difficultés d'apprentissage lors de leur entrée au secondaire disparaîtront dès cet automne à Donnacona. Pour obtenir le service, les jeunes devront être redirigés vers Saint-Raymond; autrement, ils seront intégrés aux groupes réguliers de leur école.
Si les parents choisissent d'inscrire leur enfant dans une classe adaptée à l'école secondaire Louis-Jobin de Saint-Raymond, seul établissement qui offrira le service dans Portneuf à compter de septembre, celui-ci pourrait parcourir jusqu'à une centaine de kilomètres par jour en autobus pour bénéficier de la mise à niveau souhaitable pour la poursuite de son cheminement scolaire. 
«Notre lecture, c'est que les parents vont laisser le jeune de 12 ans à Donnacona, mais que l'élève ne sera pas en mesure de suivre la cadence dans un groupe régulier», s'insurge le président du comité consultatif de l'école secondaire de Donnacona, Pierre Doré, qui ne croit plus que les coupes imposées par le gouvernement soient possibles sans affecter les services aux élèves.
Se gardant bien de blâmer la commission scolaire de Portneuf pour les «décisions malheureuses» que ses dirigeants sont contraints de prendre, l'enseignant condamne plutôt la «position strictement comptable» et «déconnectée» du ministre de l'Éducation, Yves Bolduc. Une position qui, selon lui, «crée dans plusieurs milieux des conséquences désastreuses pour tous les élèves».
«Même avec les meilleures intentions du monde, il sera impossible d'accompagner les élèves [en difficulté d'apprentissage] vers la réussite sans nécessairement ralentir la cadence et ainsi nuire aux élèves éprouvant moins de difficulté», soutient le président du comité consultatif, qui demande par ailleurs au ministre Bolduc «d'annoncer son désir de voir plus de parents inscrire leur enfant au privé».
Un service non obligatoire
Le président de la commission scolaire de Portneuf, David Montminy, défend pour sa part l'obligation qu'a son organisation d'atteindre l'équilibre budgétaire, faisant valoir que ces classes d'intégration constituent une mesure dont a bien voulu se doter la commission scolaire. La centralisation du service touche aussi l'école secondaire de Saint-Marc et concernerait de 20 à 25 jeunes au total. 
«Tout le monde serait regroupé pour faire une classe complète à Saint-Raymond afin de sauver des coûts», tient-il à rappeler. «Le service ne disparaît pas. Il s'agit d'une mesure de rationalisation et non d'une abolition.» La décision devrait être entérinée ce soir à l'occasion de la séance mensuelle régulière du conseil des commissaires.