La vice-rectrice adjointe aux études et aux activités internationales de l'Université Laval, Nicole Lacasse, se réjouit de la «hausse substantielle» de 17 % des inscriptions des étudiants étrangers.

Les étudiants étrangers en hausse à Laval

Même si l'hiver bat son plein, le campus de l'Université Laval accueille davantage d'étudiants étrangers cette semaine, pour la session qui commence. Le nombre d'offres acceptées est 17 % plus élevé qu'à la même date l'an dernier.
«On vit une hausse substantielle de nos étudiants étrangers, soit ceux qui ont des permis de séjour au pays», s'est réjouie Nicole Lacasse, vice-rectrice adjointe aux études et aux activités internationales en entrevue au Soleil mardi.
Au milieu du pavillon Alphonse-Desjardins, les associations étudiantes représentant différentes nationalités étaient nombreuses à avoir préparé des kiosques pour accueillir les nouveaux et les guider. 
Mme Lacasse explique que l'Université travaille fort pour aller chercher ces nouveaux inscrits. «Ils n'arrivent pas tout seuls.» Elle a depuis quelques années des employés dépêchés presque à temps plein dans les principales régions du monde où elle fait du recrutement : le Maghreb, l'Afrique de l'Ouest, l'Europe et l'Amérique latine. Mais la promotion sur le Web demeure son premier outil de recrutement. 
Par contre, Mme Lacasse reconnaît que la plupart des universités à travers le monde profitent d'une mobilité accrue des jeunes. Selon l'UNESCO, le nombre d'étudiants prêts à quitter leur pays pour étudier a doublé, passant de 2 millions en 2000 à 4,1 millions en 2014. 
L'Université Laval profite donc de ce «marché grandissant», mais doit aussi rivaliser avec les universités de partout dans le monde. 
Brassage d'idées
Pour l'établissement de Sainte-Foy, miser sur le recrutement d'étudiants étrangers représente un double avantage : pallier la baisse démographique qui débute des jeunes Québécois qui sortent des cégeps, mais aussi provoquer un brassage d'idées, utile aux activités d'enseignement et de recherche. 
«Si on est tous passés dans le même moule et qu'on a tous la même manière de penser, le jour où on est bloqués sur une hypothèse qui ne marche pas, on est tous bloqués», illustre Mme Lacasse. 
Un étudiant étranger, formé dans une école différente, peut amener un angle auquel on n'avait pas pensé qui provoque un déblocage. 
À l'Université Laval, les étudiants étrangers sont d'ailleurs davantage concentrés dans les programmes de maîtrise, de doctorat et dans les activités de recherche. 
La diversité culturelle sur le campus amène aussi une richesse dans la formation, selon Mme Lacasse, qui a déjà eu à gérer de bons débats dans un cours de droit qui aborde la question de la corruption, par exemple. 
Cette session, les étudiants étrangers (avec permis de séjour) représentent environ 7 % des 46 000 étudiants de l'Université Laval. 
Pour ce qui est des étudiants en général, il y a pour l'instant une légère hausse d'inscriptions à la session d'hiver. Mme Lacasse soutient que les moyens de pression du Syndicat des employés de l'Université Laval (SEUL), qui incitait les jeunes à choisir une autre université pour la session d'hiver, n'ont pas vraiment eu d'effet sur les inscriptions.
À l'Université du Québec à Rimouski, les inscriptions spécifiques à la session d'hiver ne sont pas compilées, mais l'UQAR accueille au cours de l'année 2016-2017 environ 7100 étudiants, dont 3500 à son campus de Lévis. 
La TÉLUQ, dont le siège social est situé dans le quartier Saint-Roch, forme quant à elle environ 12 000 personnes en ce moment, pour la plupart à temps partiel. Les étudiants peuvent s'inscrire à ses cours à distance à n'importe quel moment, si bien qu'elle ne vit pas de hausse importante au début de la session d'hiver.
Élection d'un nouveau président à la CS des Navigateurs
Les citoyens de la Rive-Sud de Québec seront appelés aux urnes le 12 février prochain pour élire un nouveau président à la commission scolaire des Navigateurs.
Les citoyens de la Rive-Sud de Québec seront appelés aux urnes le 12 février prochain pour élire un nouveau président à la commission scolaire des Navigateurs. La démission l'automne dernier de François Caron après des mois de conflit avec d'autres commissaires a laissé une chaise vide, qu'il faut combler avant les prochaines élections scolaires générales, en novembre 2018. 
Deux candidats sont en lice pour la présidence. Le commissaire-parent Jérôme Demers s'implique dans le domaine scolaire depuis huit ans. Ce travailleur autonome est père de quatre enfants. M. Demers s'engage à favoriser une plus grande autonomie des écoles afin que les décisions soient prises le plus près possible des élèves.
L'ancien commissaire Marc Brochu convoite aussi le poste. Résident de Lévis depuis 40 ans, ce sociologue est pdg d'Investigation, Gestion, Développement Bropar inc. Le candidat dit vouloir offrir une qualité de services sans hausser la facture des contribuables, le tout dans le respect et la tolérance. 
Ces élections partielles seront également l'occasion de combler le départ (dû à un déménagement) du commissaire du secteur Desjardins, à Lévis. La présidente du Comité de parents Martine Cazes et l'ancienne commissaire Claudette Gosselin Fecteau s'affronteront dans cette circonscription. 
Quant au siège du secteur Lotbinière laissé vacant par M. Caron, il sera dorénavant occupé par Dany Bellemare, qui a été élu par acclamation. 
En tout, 142 000 personnes peuvent voter soit par anticipation le 5 février ou le jour du vote, le 12 février. Rappelons qu'une élection scolaire partielle coûte en moyenne 50 000 $ par circonscription. Les coûts sont plus élevés pour une élection à la présidence, mais la commission scolaire des Navigateurs n'était pas en mesure mardi de les évaluer.