Une délégation a été dépêchée pour livrer une carte de souhaits géante au ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science, François Blais. Celle-ci l'invite à réfléchir durant la période des vacances.

Les enseignants de Québec rejettent l'entente de principe

Les enseignants des commissions scolaires de la Capitale et des Premières-Seigneuries sont insatisfaits de l'entente conclue avec le gouvernement l'automne dernier. «Nos membres ont regardé ça et ils se sont demandé ce que ça changeait dans leur vie de tous les jours comme prof, et ça change rien, ou trop peu de choses», lance Denis Simard, président du Syndicat de l'enseignement de la région de Québec (SERQ).
Lors d'une assemblée mardi soir au Centre de foires, 1200 enseignants (sur les 5000 que compte le syndicat) ont voté à 73 % contre l'entente qui porte sur les salaires et les régimes de retraite et à 76 % contre celle qui touche leurs conditions de travail. L'exécutif syndical s'était déjà prononcé contre cette entente négociée par la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ).
«Je pense que ça envoie un message, autant au gouvernement qu'à nos représentants syndicaux. On donne la parité et même plus aux médecins du Québec, et nous, on est loin d'avoir la parité avec nos collègues des autres provinces», soutient M. Simard.
Les cs des Découvreurs et des Navigateurs entérinent
Le son de cloche de ce syndicat diffère de celui du reste de la région de Québec. Le 12 janvier, les enseignants des commissions scolaires des Découvreurs et des Navigateurs ont entériné les ententes de principe avec des votes variant entre 87 % et 93 %. Sans dire que c'est une «bonne entente», le président du Syndicat de l'enseignement des Deux-Rives, Jocelyn Noël, croit «que dans le contexte, c'est satisfaisant. On est allés chercher pas mal le maximum».
Dans la Chaudière-Appalaches et dans Charlevoix, les enseignants ont aussi clairement appuyé les ententes. Tous les syndicats locaux de la FSE ont jusqu'au 22 janvier pour se prononcer, mais jusqu'à maintenant, seulement deux syndicats ont voté contre : le SERQ et le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie. Tous les profs devront se soumettre à la décision prise par la majorité de leurs pairs.