Le représentant syndical du SCFP, Éric-Jan Zubrzycki, espère qu'une nouvelle enquête sera ordonnée par la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, afin de tirer les choses au clair sur ce qui a mené au congédiement de deux policiers à Wendake.

Les employés de soutien de l'UL votent pour la grève «au besoin»

Le Syndicat des employés de soutien de l'Université Laval (SEUL) pourra user de moyens de pression lourds, dont une grève, en cas d'impasse dans les négociations à venir avec l'université. Les membres du SEUL ont entériné à 80%, vendredi, ce mandat accordé à leurs représentants syndicaux.
Des quelque 1900 membres du SEUL, 839 se sont rendus à l'assemblée tenue vendredi midi, au Théâtre de la cité du pavillon Palasis-Prince. Le vote tenu en fin d'assemblée ne visait pas à déclencher une grève, mais bien à officiellement accorder le pouvoir aux représentants du SEUL d'en déclencher une s'ils en ressentent le besoin dans les prochains mois. 
«Ce qu'on a dit à l'employeur, c'est que l'on ne pense pas avoir besoin de se rendre là compte tenu de la qualité des discussions que l'on a eues dans les dernières rencontres de consultation», a expliqué au Soleil le conseiller syndical du SEUL, Éric-Jan Zubrzycki. 
Les deux parties ont une dizaine de nouvelles rencontres de conciliation prévues entre la mi-janvier et la mi-février, le principal point de litige demeurant l'argent que le SEUL devra investir dans le régime de retraite de ses membres. 
Se préparer au pire
M. Zubrzycki considère qu'il est nécessaire pour son syndicat de se préparer au pire. 
«On ne veut pas en arriver là, et dans les dernières rencontres on a eu un bon dialogue avec l'Université. Mais comme disait César, si tu veux la paix, il faut que tu ailles à la guerre. Au besoin, on pourrait déclencher une grève ou simplement s'arranger pour faire paralyser l'Université Laval.»
Des campagnes qui pourraient nuire aux inscriptions à l'Université sont également déjà préparées, explique le conseiller syndical, dans l'éventualité où le climat des négociations s'envenimerait.