De nombreux parents présents à la séance publique se sont montrés tantôt déçus, tantôt choqués de la décison des commissaires de la Commission scolaire de la Capitale.

Les commissaires confirment le transfert vers l'école l'Odyssée

Malgré la forte opposition des parents, les commissaires de la commission scolaire de la Capitale ont majoritairement voté mardi soir pour le transfert d'élèves du primaire à l'école secondaire l'Odyssée à Val-Bélair en septembre prochain.
Dix-huit commissaires se sont prononcés pour le projet, alors que cinq ont manifesté leur désaccord et deux ont préféré s'abstenir. Lorsque le verdict est tombé, un silence de plomb s'est abattu dans la salle, de laquelle sont sortis des dizaines de parents tantôt déçus, tantôt choqués. Certains ont évoqué la possibilité de se tourner vers le privé.
«On se sent incompris», a lancé Nancy Latulippe, s'indignant de voir une poignée de gens décider ce qui est le mieux pour ses enfants. «On est inquiet», renchérit Marco Gilbert, qui doute que les installations et le personnel enseignant de l'établissement secondaire seront prêts à accueillir pour la première fois des jeunes du primaire.
Line Tremblay croit de son côté que les commissaires n'ont pas tenu compte de la réalité des petits de cinquième année qui ne pourront pas «être les grands» de leur école. Comme plusieurs de ses camarades du troisième cycle des écoles primaires Jules-Émond, Amédée-Boutin et l'Orée-des-Bois, son fils fréquentera à contrecoeur l'Odyssée en septembre.
Le projet, visant à répondre à un problème de surpopulation des écoles primaires du secteur dans l'attente d'une décision favorable du ministère de l'Éducation pour la construction d'une nouvelle école, a provoqué une levée de boucliers. Cet automne, un groupe de citoyens s'est mobilisé pour tenter de convaincre les commissaires d'envisager d'autres solutions ou, au mieux, de reporter d'un an la décision.
Certains d'entre eux, comme Robert Martel et Napoléon Létourneau, ont d'ailleurs tenté en début de séance de convaincre leurs collègues d'écouter les parents ou même d'orchestrer une offensive politique auprès de la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, afin qu'elle s'engage dès le mois prochain à construire une nouvelle école.
Après le vote, la présidente de la commission scolaire de la Capitale, Murielle Gingras, a expliqué que cette solution n'était pas envisageable puisque le gouvernement avait déjà fait valoir à plusieurs reprises que l'espace disponible à l'Odyssée devait être occupé avant de penser à l'érection d'un nouvel établissement. Elle a cependant voulu se faire rassurante, se disant convaincue que les enfants s'adapteraient bien au nouvel environnement qu'ils fréquenteront avec leurs amis.