La Fédération étudiante collégiale s'oppose à l'abolition de l'épreuve uniforme de français.

L'épreuve de français doit rester, plaident les cégépiens

La Fédération étudiante collégiale s'oppose à l'abolition de l'épreuve uniforme de français, une proposition que le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, n'a pas écartée.
Son président, Alexis Tremblay, a tenu a réagir à ce sujet jeudi. «C'est déplorable que le ministre n'ait pas du tout fermé la porte» à l'abolition de l'épreuve, ce qui représenterait un véritable «nivellement par le bas», a-t-il indiqué au cours d'un entretien avec Le Soleil.
La Fédération étudiante collégiale veut protéger l'épreuve de français, dont la réussite est obligatoire à l'obtention du diplôme d'études collégiales, parce qu'elle croit à l'importance de la maîtrise du français, ajoute M. Tremblay : «Il faut plutôt voir quelles sont les lacunes des étudiants et augmenter les ressources pour les aider à mieux réussir.» Cet examen permet aussi de bien intégrer les étudiants étrangers à la culture québécoise, poursuit-il.
Le député caquiste Jean-François Roberge dénonce aussi la valse-hésitation du ministre Bolduc, lui demandant de s'engager clairement à maintenir cette épreuve obligatoire. En réponse à une de ses questions à l'Assemblée nationale mercredi, M. Bolduc a affirmé qu'il basera sa décision sur le «bien de l'élève».
L'épreuve uniforme de français est revenue à l'avant-scène lundi, avec la publication du rapport Demers sur l'offre de formation au collégial. Son auteur, Guy Demers, rappelle qu'environ 15 % des cégépiens échouent à cet examen. Pour remédier à la situation, deux choix s'imposent, écrit-il : adapter le contenu des cours de français pour permettre aux étudiants qui ont de la difficulté de réussir l'épreuve ou tout simplement l'abolir.