Jean-François Pouliot, président de Macpek, ancien «entrepreneur-athlète» de l'EEB et partenaire dans la Grande campagne de Pérennité, Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, et Marc Dutil, président de l'École d'entrepreneurship de Beauce

L'École d'entrepreneurship de Beauce reçoit 1,1 million $ de Desjardins

L'École d'entrepreneurship de Beauce a fait ses preuves. Cinq ans après sa fondation, ses artisans mettent le pied sur l'accélérateur et veulent doubler son rayonnement à travers le Québec en rejoignant pas moins de 10 000 entrepreneurs par année.
Et comme au moment où elle faisait ses premiers pas, l'École d'entrepreneurship de Beauce (EBB) pourra compter sur l'appui du Mouvement Desjardins.
En effet, la présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, annonce que le groupe financier coopératif verse une contribution de 1,1 million $ sur cinq ans pour la création du Centre du savoir en entrepreneuriat EEB-Desjardins, l'une des quatre initiatives mises de l'avant par l'EEB à l'occasion de sa Grande campagne de pérennité, dont l'objectif est de recueillir 7,5 millions $. Ce montant s'ajoute au million de dollars que Desjardins avait mis sur la table pour aider l'école à lever de terre.
Le seul au Canada
«Depuis quatre ans, nous participons au transfert d'expérience des plus grands chefs d'entreprise vers la relève entrepreneuriale, faisant ainsi de l'EEB le seul centre d'expertise de transfert de connaissance en entrepreneuriat au Canada», souligne la directrice générale de l'école, Nataly Riverin.
«Nous avons emmagasiné une mine d'or d'information. Nous avons accumulé des heures et des heures de témoignages d'entrepreneurs chevronnés. Nous voulons maintenant faire partager ces connaissances significatives au plus grand nombre d'entrepreneurs. Grâce au Mouvement Desjardins, l'EBB pourra dorénavant se doter des ressources nécessaires pour répertorier et exploiter ce riche savoir entrepreneurial.»
Monique Leroux connaît bien l'EEB. En septembre 2012, elle avait participé à un événement de 24 heures avec des «entrepreneurs-athlètes».
«Je me souviens de leur volonté de s'investir dans leur formation pour amener leur entreprise plus loin. Aujourd'hui, Desjardins veut, à son tour, permettre à l'EEB d'aller plus loin parce que nous croyons à son modèle d'affaires basé sur l'engagement personnel et la coopération.»
Mme Leroux a mentionné que l'EEB permettait, entre autres, aux «entrepreneurs-athlètes» d'apprendre que la profession de chef d'entreprise n'était pas qu'une affaire de chiffres, mais aussi de coeur. «Derrière tout ce que l'on fait, il y a l'humain et les relations avec les autres.»
Bernard Ferland est conseiller au président au Groupe Michel Cardrin. Il est l'un des «entrepreneurs-athlètes» qui fait partie de la cohorte «marrainée» par la présidente du Mouvement Desjardins. Il se décrit aujourd'hui comme un entrepreneur transformé. Comme un homme transformé. Comme un père transformé. «Aujourd'hui, je veux faire le bien. Un mot qui n'avait jamais fait partie de mon vocabulaire.»
Avec la Grande campagne de pérennité, l'EEB veut prendre racine dans le décor entrepreneurial québécois.
«Nous voulons que des générations d'entrepreneurs puissent compter sur une ressource qui va les aider à devenir encore meilleurs», a indiqué le président et fondateur de l'EEB, Marc Dutil.
Outre la création du Centre de savoir en entrepreneuriat, le projet d'expansion de l'EEB prévoit l'ajout de résidences et d'un bâtiment multifonctionnel aux installations actuelles à Saint-Georges, le déménagement du Musée de l'entrepreneurship beauceron dans l'enceinte de l'école et la création d'un «fonds de bourses» permettant à des employeurs vivant une situation temporairement difficile de poursuivre leur formation à l'école. Rappelons qu'il en coûte 55 000 $ pour avoir la chance de participer au programme Élite de l'EEB.
Selon les données colligées par l'EEB, les 66 premiers finissants ont réussi à augmenter le chiffre d'affaires de leur entreprise de 2,5 millions $ en moyenne. Pas moins de 500 nouveaux emplois ont vu le jour dans la foulée de la croissance des activités de leurs entreprises.