La ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David.

Le SPUQO envoie une mise en demeure à la ministre David

Irrité par la composition « irrégulière » du conseil d’administration de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), le Syndicat des professeurs (SPUQO) met en demeure la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, de respecter « dans les plus brefs délais » les dispositions législatives sur la durée maximale des mandats.

Le SPUQO souligne dans un communiqué que la Loi sur l’Université du Québec prévoit que les personnes nommées au conseil d’administration par le gouvernement le sont pour trois ans, et qu’un tel mandat « ne peut être renouvelé qu’une seule fois ». « Or, quatre membres du conseil d’administration ayant complété leur deuxième mandat continuent pourtant de siéger, dénonce le SPUQO. Parmi ceux-ci, Lisette Blouin Monfils et Claude J. Chénier ont terminé leur deuxième mandat en septembre 2013. » 

Le syndicat dit avoir envoyé une lettre à la ministre David en avril dernier pour l’informer de la situation. Le SPUQO y soulignant notamment « que cinq personnes sur sept représentant les milieux socio-économiques, les diplômés et les collèges sont des personnes retraitées et qu’il serait opportun d’amener du sang neuf au sein de cette institution ».

Cette requête étant restée « lettre morte », le SPUQO s’est tourné vers une mise en demeure, dans l’espoir d’inciter « la ministre à agir pour faire respecter la Loi à l’UQO ».

Selon la Loi sur l’Université du Québec, « les membres du conseil d’administration continuent d’en faire partie jusqu’à la nomination de leurs successeurs nonobstant la fin de la période pour laquelle ils sont nommés ».