Connu notamment pour sa classe-musée abritant une vingtaine d'aquariums et une centaine d'animaux naturalisés, Yvan Girouard est d'avis que c'est sa passion pour son travail qui a toujours fait son succès auprès des élèves.

Le meilleur prof au monde pas à Lévis... pour cette fois

Son nom figure dans la liste des 50 professeurs d'exception de la planète, mais Yvan Girouard a appris mercredi qu'il n'a pas été retenu parmi les 10 finalistes qui courent la chance de remporter un million de dollars américains. Le prof de Lévis songe toutefois à s'inscrire de nouveau au Global Teacher Prize l'an prochain. 
«Je ne peux pas dire que je suis déçu, car c'était déjà un grand honneur d'être dans les 50 premiers. Et le prix de consolation, c'est que nous sommes quand même invités à Dubaï, toutes dépenses payées», commente M. Girouard, enseignant en sciences et technologies à l'école secondaire Les Etchemins. La prestigieuse Fondation Varkey invite tous les finalistes des trois dernières années à faire le voyage pour qu'ils puissent échanger, ensemble, sur leurs projets respectifs. 
M. Girouard se réjouit toutefois pour sa collègue, Maggie MacDonnell, qui a réussi à se hisser dans le top 10 du concours. «C'est la première fois qu'un prof canadien réussit à se rendre aussi loin.» Native de la Nouvelle-Écosse, Mme MacDonnell enseigne depuis six ans à Salluit, un village du Nunavik. 
M. Girouard compte bien profiter de son voyage à Dubaï, du 16 au 19 mars, pour faire le plein d'idées, échanger du matériel pédagogique et en faire profiter ses élèves à son retour. 
Une classe-musée
L'enseignant, qui donne beaucoup de temps à son école, a aménagé au cours des années une classe-musée, avec une vingtaine d'aquariums et une centaine d'animaux naturalisés. Photographe et vidéaste officiel de l'école, il s'amuse à croquer ses images en 3D et planche en ce moment sur un projet de livre animé, que les élèves créent sur ordinateur avant de passer à l'impression. 
Le 17 mai, lors de l'Expo-sciences de son école, près de 900 jeunes des écoles primaires environnantes visiteront sa classe-musée. «Ils sont très curieux et ça me fascine de voir que parfois, ça peut créer de l'intérêt ou même des vocations.»