Le ministre de l'Enseignement supérieur, Yves Bolduc, a donné le coup d'envoi aux travaux de construction du pavillon de maintenance industrielle en compagnie de plusieurs dignitaires.

Le Cégep de Sept-Îles continue de grandir

Québec a donné lundi le coup d'envoi des travaux de construction d'un tout nouveau pavillon au Cégep de Sept-Îles, le troisième à pousser en moins de quatre ans dans la cour du collège. À vitesse grand V, l'établissement septilien place ses pions pour faire de ses installations un «carrefour du développement du Nord-Est québécois».
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Yves Bolduc, a confirmé une aide de 5,1 millions $ pour l'aménagement du bâtiment, qui aura comme voisins le tout récent pavillon ArcelorMittal, inauguré en 2011, et le pavillon Alouette, dont la construction bat son plein et où seront dispensés des services universitaires. 
«C'est tout un campus d'enseignement supérieur qui émerge», se targue le directeur général du Cégep, Donald Bherer, qui voit grand pour l'avenir régional avec le déploiement du Plan Nord. «Le collège a un rôle à jouer», affirme-t-il. «Cette volonté de développer le Nord-du-Québec vient supporter nos efforts de rayonnement. Sept-Îles n'est plus perçue comme le bout du monde, mais comme une ville qui sera au centre de quelque chose. Le potentiel géographique est là.»
Voilà déjà plusieurs années que le Cégep met en place les pièces de son casse-tête pour assurer son développement. Confronté au déclin de sa population, le collège, au début des années 2000, a choisi de se tourner vers le monde. «Il fallait miser sur nos forces, devenir très, très bon dans un secteur», explique Donald Bherer. Avec une ville qui vibre au rythme de la grande industrie, «notre expertise était dans le domaine industriel».
La qualité des programmes parvient au fil du temps à tailler une place au collège sur l'échiquier mondial. Les premières cohortes d'étudiants de la Nouvelle-Calédonie arrivent sur les bancs du Cégep en 2007. Des jeunes de l'île de la Réunion, de la Roumanie et de pays africains se mêlent aujourd'hui aux étudiants de la côte. Ils sont plus d'une centaine tous les ans à s'instruire aussi loin qu'à Sept-Îles pour son expertise.
Du Cameroun à la Chine
Des ententes émergent aussi des liens tissés à l'étranger. Le Cameroun a récemment choisi le collège pour orchestrer la construction de cinq centres de formation et élaborer des programmes d'enseignement, surtout dans le domaine minier. Le Cégep a même le projet d'exporter son savoir jusqu'en Chine, laisse savoir le dg.
Aux efforts déployés dans la formation s'ajoutent ceux investis dans la recherche et le développement. Sept créneaux de recherche s'attachent au Cégep de Sept-Îles, dont l'Institut technologique de maintenance industrielle, qui compte la chaire de recherche industrielle sur l'exploitation et la maintenance ferroviaire. Au coeur de ses recherches, revient souvent le nord. «Sept-Îles a tout pour devenir un modèle de développement nordique, sur tous les plans», réaffirme M. Bherer.
Un projet de centre de formation pour la nation autochtone et la construction d'un autre pavillon, consacré à la recherche, sont aussi dans les cartons, en plus de l'aménagement de vastes installations sportives, toujours sur le site du Cégep, en collaboration avec la Ville. «Ce sera un pôle naturel d'attraction», résume le directeur. Quelque 900 étudiants fréquentent le Cégep de Sept-Îles.