La TaCEQ, un nouveau joueur à la table de discussions

Le gouvernement a décidé lundi d'inviter une autre association étudiante nationale à la table de discussions, a appris Le Soleil.
Discrète depuis le début de la mobilisation contre la hausse des droits de scolarité, la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) représente néanmoins 65 000 étudiants de l'Université Laval, de l'Université McGill et de l'Université de Sherbrooke.
Le gouvernement a accepté qu'elle envoie deux représentants pour participer aux pourparlers avec la FEUQ, la FECQ et la CLASSE. Depuis la semaine dernière, les membres de la TaCEQ demandaient au gouvernement d'être inclus dans les pourparlers.
Hier matin, la ministre Beauchamp n'avait pas mentionné la Table lors de son point de presse. «On va aller où les négociations ont lieu et on va demander à être entendu», disait hier matin le président sortant de la TaCEQ, Simon Gosselin, avant d'apprendre qu'il pourrait participer lui-même aux négociations.
Au nom de 65 000 étudiants
Ce n'est que lundi après-midi que la TaCEQ, qui est plus modérée que la CLASSE et a des positions plus similaires à celles de la FEUQ, a eu la confirmation qu'elle était admise. «La TaCEQ a peut-être été moins visible durant cette campagne de grève là, mais on est quand même 65 000 étudiants québécois qui avaient besoin de se faire entendre aussi», a réagi Martin Bonneau, président de la Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval (CADEUL), qui fait partie de la TaCEQ.
Née en 2009, la TaCEQ regroupe plusieurs associations - dont la CADEUL - qui ont quitté la FEUQ après la grève de 2005.