L'Université Laval et les Nations Unies souhaitent également combattre la désertification en développant des projets en agroforesterie et en tenure forestière.

La sécurité alimentaire: l'Université Laval partenaire de l'ONU

Parce que le progrès passe par la connaissance, l'Université Laval vient tout juste de conclure une entente de trois ans avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). L'objectif : faire face et s'adapter aux changements climatiques et à leurs impacts sur la sécurité alimentaire.
«Il faudra surmonter de nombreux défis pour assurer la sécurité alimentaire et la nutrition mondiales. En tête de liste, les conséquences des changements climatiques», signale Maria Helena Semedo, directrice adjointe de la FAO, par voie de communiqué. «Notre partenariat favorisera l'accès à un savoir d'avant-garde qui contribuera à trouver des solutions à ces problèmes.»
Plus concrètement, l'entente vise notamment à concevoir et à fournir des guides techniques portant sur la sécurité et le contrôle alimentaire aux États membres de la FAO. Les deux organisations partenaires souhaitent également combattre la désertification en développant des projets en agroforesterie et en tenure forestière. Le partenariat entre l'Université Laval et le FAO pourra être renouvelé au terme de ses trois ans.
«Assurer la sécurité alimentaire de tous»
«En nouant ce partenariat, l'Université Laval réitère son engagement dans la lutte pour assurer la sécurité alimentaire de tous et poursuit les efforts déployés à l'échelle locale», indique pour sa part la rectrice de l'établissement, Sophie D'Amours. Car effectivement, la sécurité alimentaire à l'heure des changements climatiques n'est pas qu'une affaire de tiers monde.
La programmation du Colloque international sur la sécurité alimentaire et la nutrition à l'heure des changements climatiques, qui se tient actuellement et jusqu'à mercredi au Centre des congrès de Québec, le prouve bien. On y aborde par exemple les questions de nutrition et de souveraineté alimentaire au Nunavik.
Le premier ministre Philippe Couillard rappelait par ailleurs dimanche la responsabilité du Québec en ce qui a trait à la sécurité alimentaire mondiale. «Le peuple québécois est remarquablement riche par rapport à d'autres régions de la planète. [...] On se doit de faire acte de solidarité», a-t-il lancé lors de l'ouverture du Colloque international sur la sécurité alimentaire et la nutrition à l'heure des changements climatiques.