Député de Charlesbourg, François Blais a été nommé ministre de l'Éducation vendredi matin.

La nomination de François Blais bien accueillie

La nomination de François Blais fait, pour l'instant, des heureux dans le monde de l'éducation.
Une pluie de communiqués nous a été transmise dans les heures suivant la nomination du ministre, qui est aussi député de Charlesbourg. Les commissions scolaires, les cégeps et les comités de parent accueillent favorablement sa venue.
Seule la Fédération autonome de l'enseignement sert un avertissement au nouveau ministre, lui enjoignant d'écouter les professeurs s'il veut rétablir le lien de confiance. 
Denis Brière, le recteur de l'Université Laval, se réjouit de son arrivée. «C'est quelqu'un qui est capable d'écouter et d'échanger. Son grand avantage, c'est qu'il connaît le milieu universitaire», dit-il. 
M. Brière ne cache pas que ses «attentes sont grandes» envers le nouveau ministre et qu'il compte sur lui pour arrêter le «définancement» des universités. 
M. Brière et M. Blais étaient des adversaires lors de la dernière course au rectorat de l'Université Laval, en 2012, alors que François Blais était doyen de la Faculté des sciences sociales. M. Brière soutient toutefois qu'aucune trace de mésentente ne subsiste entre eux. «Quand une élection est terminée, c'est terminé.»
Labeaume fier
Le maire de Québec Régis Labeaume a aussi tenu à féliciter le nouveau ministre de l'Éducation. «François, je suis très fier pour lui. Je l'ai regardé aller dans les derniers mois. Il est un smooth operator. C'est peut-être ce dont le ministère a besoin en ce moment. C'est un gars qui réussit des choses sans faire de vagues.»
Le maire Labeaume se montre aussi satisfait des nouvelles responsabilités de ministre de l'Emploi qui incombent à Sam Hamad.
«C'est très bon pour Québec. Deux élus de la ville de Québec qui prennent encore plus de poids au gouvernement, on ne peut que s'en réjouir.»
Avec Gilbert Leduc