Le secrétaire général de la FAECUM, Vincent Fournier Gosselin.

La FEUQ perd le tiers de ses membres

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) vient de subir une amputation.
Les délégués de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAÉCUM) ont décidé de lui tourner le dos, samedi, au terme d'un vote à main levée tenu dans la métropole.
En entrevue à La Presse Canadienne, le secrétaire général de la FAÉCUM, Vincent Fournier Gosselin, a souligné que cette désaffiliation, qui entrait en vigueur immédiatement après la consultation, s'imposait pour deux motifs principaux.
Il a alors précisé que l'efficacité politique de la FEUQ mais aussi sa représentativité se sont étiolées au fil du temps.
M. Fournier Gosselin a imputé cette double problématique au fait que cette dernière organisation a, «depuis le début des années 2000, perdu beaucoup de ses membres».
Même si le divorce vient à peine d'être prononcé, la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal envisage déjà de mettre sur pied une autre entité.
«Présentement, les délégués sont en train de discuter de la possibilité de participer à la création d'une nouvelle organisation nationale. Il y a un comité qui sera formé pour recevoir les propositions et pour évaluer les volontés des membres. Donc, dans les prochaines semaines, on colligera ce qu'ils veulent au plan de leur représentation. Une fois que ce sera fait, on pourra aller voir les autres associations étudiantes au Québec pour en discuter avec elles», a expliqué Vincent Fournier Gosselin.
Le secrétaire général de la FAÉCUM a insisté sur le fait que son camp ne cherchait pas à torpiller la FEUQ en agissant de la sorte.
«Je ne pense pas qu'on puisse parler d'opération de maraudage. Pour l'instant, on analyse à l'internece que sont les volontés pour la nouvelle organisation nationale. Ensuite, on verra de quelle manière ce sera possible de rassembler le plus grand nombre d'associations étudiantes», a-t-il indiqué.