Le président du syndicat des enseignants de Val-des-Cerfs, Éric Bédard (à droite), en conférence de presse avec Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l'enseignement, hier.

La Fédération autonome de l'enseignement quitte la table de négos

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) a décidé de claquer la porte en quittant sa table de négociations sectorielle mardi, l'une des 59 tables où des discussions sont en cours.
«On nous a clairement dit que la négociation devait se faire à coût nul. C'est pas normal de se présenter à une table de négociations les poches vides!» s'est insurgé Sylvain Mallette, président de la FAE, en entrevue téléphonique. 
Au total, 64 rencontres ont eu lieu depuis janvier dernier, sans donner de résultats. La FAE soutient que le dernier contrat de travail avait été conclu après rencontres en 2010. «Il n'y a rien qui a avancé. Il n'y a pas une ligne du contrat de travail qui a été conclue», déplore M. Mallette. 
Selon lui, le gouvernement exige du syndicat qu'il fasse des choix beaucoup trop déchirants relativement aux tâches des enseignants, au nombre d'élèves par classe ou à l'accès à des contrats. «C'est pas vrai qu'on va déshabiller un prof pour en habiller un autre. Ou favoriser une catégorie d'élèves au détriment d'une autre», explique celui qui représente huit syndicats situés dans les régions de Montréal et de l'Outaouais.  
La FAE dit qu'elle ne retournera pas négocier avant d'avoir rencontré de nouveau ses membres, le 9 novembre.