Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, doit présenter son projet de loi qui vise la transformation des commissions scolaires en centres de services.

La FAE n'est pas convaincue de la vision de Québec en éducation

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) estime que c'est mardi que nous saurons si le gouvernement de François Legault a une vision cohérente pour son réseau d'écoles publiques.

Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, doit alors présenter son projet de loi qui vise la transformation des commissions scolaires en centres de services.

Le président de la FAE, Sylvain Mallette, juge que chaque volet du projet du gouvernement devra viser l'ajout de services ou de ressources aux élèves, particulièrement les plus vulnérables.

M. Mallette craint toutefois d'entrer dans une autre bataille de structures.

«On a déjà joué dans ce film-là !», s'est-il tristement rappelé dans une entrevue accordée à La Presse canadienne, dimanche.

Le professeur d'histoire fait référence aux fusions lors du passage des commissions scolaires confessionnelles en commissions linguistiques en 1998.

«À l'époque, c'est Pauline Marois qui est ministre de l'Éducation. Elle avait promis des économies d'échelle qui ajouteraient des services et des ressources dans les écoles, relate le président de la FAE. C'est faux, ça s'est traduit par le gonflement des structures administratives au détriment des services et des ressources.»

Bien que Sylvain Mallette soit moins incisif envers le gouvernement de la Coalition avenir Québec qu'il ne l'était à l'égard du précédent gouvernement libéral, il qualifie le réseau public d'éducation actuel de «fragilisé».

«Le gouvernement caquiste a cessé la coupe à blanc libérale, image le syndicaliste. Il rembourse. Il prétend réinvestir. C'est faux, car on n'a pas atteint le même niveau qu'avant les grandes compressions.»

Investissements pour rénover une majorité d'écoles

Celui dont l'organisation représente plus de 45 000 enseignants accueille favorablement l'annonce récente de 2,3 milliards $ dans des projets de rénovation d'écoles.

Sylvain Mallette demande à Québec de s'assurer d'octroyer le total de la somme annoncée le 22 septembre dernier, puisqu'il juge «lamentable» l'état global du parc scolaire.

«Le gouvernement du Québec sait très bien que dans certaines régions il y a une pénurie de main-d'oeuvre dans la construction», laisse entendre le leader de la FAE.

M. Mallette ne va tout de même pas jusqu'à suggérer que le gouvernement Legault souhaite en profiter pour économiser.

«Je ne le pense pas, concède-t-il. Ce serait quand même odieux.»