Sébastien Proulx, qui est en poste depuis février, est le troisième ministre de l'Éducation du gouvernement Couillard.

La CSQ déjà très déçue du ministre de l'Éducation

Au moment où le Parti libéral du Québec est réuni en congrès ce week-end, la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, se dit extrêmement déçue du ministre de l'Éducation, même s'il n'est en poste que depuis peu de temps, et des cinq priorités qu'il a annoncées vendredi.
Sébastien Proulx, qui est en poste depuis février, est le troisième ministre de l'Éducation du gouvernement Couillard.
En entrevue à La Presse Canadienne, Mme Chabot dit maintenant remettre en question la vision du gouvernement Couillard en matière d'éducation. Elle pousse même sa critique plus loin en affirmant que ça ressemble à de «vieilles idées recyclées de la CAQ, voire de l'ADQ».
Si le premier ministre Philippe Couillard affirme qu'il veut laisser sa marque en éducation, Louise Chabot trouve qu'il est bien mal parti.
Elle souligne que c'est la Coalition avenir Québec (CAQ) qui a récemment proposé, lors d'un colloque sur l'éducation, de rendre accessible la maternelle à tous les enfants de 4 ans et de rendre l'école obligatoire jusqu'à 18 ans, des mesures maintenant suggérées par le ministre libéral pour améliorer la réussite scolaire dans la province.
Aucune consultation
Pourtant, les syndiqués avaient vu d'un bon oeil l'arrivée du ministre Proulx. La CSQ avait beaucoup d'espoir qu'il mette de côté le projet de loi sur la gouvernance «parce que ce n'est pas ce que le milieu avait besoin». Louise Chabot s'attendait même à ce que le ministre Proulx aille de l'avant avec une vaste mobilisation des acteurs du réseau pour «se donner une vraie politique en éducation».
Or le syndicat constate que le ministre a présenté ses cinq propositions sans consulter les gens du milieu de l'éducation. Ces propositions s'ajoutent au mécontentement qu'a suscité l'abandon de la réforme de l'enseignement de l'histoire du Québec et du Canada au secondaire qui n'aura pas lieu à l'automne tel que prévu.
La présidente de la CSQ, Louise Chabot, lance donc un message au gouvernement Couillard, soit de consulter davantage les acteurs du milieu scolaire et la population pour la deuxième partie de son mandat.