La commission scolaire des Navigateurs a décidé d'embaucher 11 nouveaux professionnels (orthopédagogues, technopédagogues, orthophonistes et psychologues).

La CS des Navigateurs adopte son budget sans son président

C'est en l'absence de son président, visé par des plaintes d'intimidation, que la commission scolaire des Navigateurs a adopté son budget de fonctionnement pour l'année en cours, mardi soir.
Parce qu'elle a des surplus accumulés et qu'elle ne subit pas de compressions du ministère de l'Éducation cette année, la commission scolaire a décidé d'embaucher 11 nouveaux professionnels (orthopédagogues, technopédagogues, orthophonistes et psychologues). «On veut mieux soutenir les élèves, mais en même temps, on a fait des efforts pour limiter la hausse de taxes», a commenté Bertin Fillion, directeur des ressources financières.
Le compte de taxes augmentera en moyenne de 4 $ sur la Rive-Sud de Québec, pour une maison évaluée à 238 215 $. Pour l'année scolaire 2016-2017, la commission scolaire fait un déficit de 900 000 $, qui sera comblé à même ses surplus, évalués à 20 millions $. 
L'adoption de ce budget, qui devait se faire en août, a été retardée en raison de la crise qui sévit au sein du conseil des commissaires. Les contribuables paieront leurs taxes scolaires un peu plus tard qu'à l'habitude cette année, soit en novembre et en février. 
Harmonie
Contrairement aux réunions des derniers mois du conseil des commissaires, qui se tenaient dans un climat tendu, celle de mardi soir a eu lieu dans une atmosphère harmonieuse, le président François Caron s'étant déclaré absent. 
Ces derniers mois, certains commissaires ont reproché à M. Caron de les intimider et de faire preuve d'irrespect. M. Caron avait toutefois tenu à présider toutes les précédentes séances. 
Depuis le début septembre, deux enquêtes sont en cours pour faire la lumière sur la situation. Le juriste Jean Rosa a été nommé par le ministère de l'Éducation pour enquêter sur le conflit. Son rapport est attendu «au cours des prochaines semaines», indique Bryan St-Louis, responsable des relations de presse au ministère de l'Éducation. 
La commission scolaire a aussi embauché une ressource externe pour évaluer les plaintes d'intimidation qui lui ont été transmises, «afin de conserver toute l'objectivité requise en pareille circonstance», explique Louise Boisvert, directrice des communications.