La CAQ veut donner aux parents le choix de leur école

Trop de commissions scolaires tentent de garder jalousement les élèves de leur territoire dans leurs écoles, juge la Coalition avenir Québec (CAQ). Elles refusent qu'ils s'inscrivent dans des programmes particuliers ailleurs ou simplement qu'ils fréquentent une école plus près de leur domicile.
Le député de l'opposition Jean-François Roberge a déposé un projet de loi jeudi pour faire cesser ce phénomène, une proposition qui a été bien accueillie par le gouvernement. Il veut permettre aux parents de faire le choix de l'école publique qu'ils préfèrent, sans être confinés au territoire de leur commission scolaire et sans devoir demander la permission d'en sortir, comme c'est le cas actuellement.
Le député a cité en exemple des parents vivant à la frontière de la commission scolaire de Montréal, qui n'ont pas obtenu le droit d'envoyer leurs adolescents du secondaire à pied à l'école la plus proche, parce qu'elle fait partie du territoire de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys,
Le Soleil avait également mis en lumière l'an dernier le cas de plusieurs jeunes joueurs de soccer qui résident sur le territoire de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, à Québec et qui n'avaient pas obtenu le droit de fréquenter le programme sport-études convoité à la commission scolaire voisine, celle de la Capitale. 
Pour M. Roberge, il s'agit «d'une obstination inexplicable» des commissions scolaires. «C'est pas dans l'intérêt de l'élève, ça ne favorise par la réussite et c'est pas pour accommoder les familles. C'est pour des raisons bureaucratiques et financières», juge-t-il.
Afin d'encadrer les mouvements d'élèves, M. Roberge soutient toutefois que les parents qui choisiraient une autre école que celle offerte par leur commission scolaire devraient fournir le transport matin et soir et s'assurer que l'école visée a l'espace nécessaire pour accueillir leur enfant. 
Ce projet de loi a été applaudi par la Fédération des comités de parents. La présidente Corinne Payne souligne qu'il adresse un problème bien réel, qui revient d'année en année. Elle espère qu'il permettra aux enfants de fréquenter l'école «qui correspond le mieux à leurs aspirations». 
À la période de questions, le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx a quant à lui manifesté de l'intérêt pour ce projet de loi, qu'il a promis de lire et d'étudier cet été, afin d'avoir «des discussions» à ce sujet à l'automne. Il est d'accord pour dire qu'il faut «prendre en compte les intérêts des enfants et ne pas en faire des otages de procédures administratives».