La session de plusieurs milliers d’étudiants de la TÉLUQ qui suivent des cours en ligne pourrait être compromise par le conflit.

Grève illimitée des tuteurs de la TÉLUQ

En négociations depuis 17 mois, les tuteurs de l’Université TÉLUQ ont déclenché lundi soir une grève générale illimitée.

La session de plusieurs milliers d’étudiants qui suivent des cours en ligne pourrait être compromise par ce conflit. 

Alors que les négociations allaient bon train, le Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN explique que la direction a refusé vendredi dernier de garantir qu’elle n’allait plus recourir à la sous-traitance pour faire le travail de correction et d’accompagnement des étudiants, comme elle l’a fait par le passé. 

«C’est odieux de mettre ainsi au rancard des enseignantes et des enseignants hautement qualifiés, qui travaillent depuis des décennies dans cette institution. Nos membres sont déterminés à aller jusqu’au bout pour obtenir l’estime qu’ils méritent et préserver leur emploi», a commenté Nancy Turgeon, présidente du syndicat. 

Depuis quelques années, l’université en ligne cherche à changer ses façons de faire, en privilégiant l’accompagnement des étudiants par les professeurs, ce qui provoque une baisse du nombre de contrats pour les tuteurs. 

Dans un communiqué, la TÉLUQ a dit déplorer et prendre «très au sérieux» le déclenchement de cette grève. Selon la direction, environ le tiers de ses 20 000 étudiants seront touchés. 

L’Université dit prendre «les moyens appropriés» pour s’assurer que le cheminement des étudiants puisse se poursuivre durant la grève. 

Rappelons que le directeur général de la TÉLUQ Martin Noël a été relevé temporairement de ses fonctions l’été dernier par l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur Hélène David. La ministre indiquait alors qu’une enquête avait relevé de «sérieuses anomalies» dans la gestion de contrats de l’université. 

L’université est depuis dirigée par André G. Roy de façon intérimaire. Au cabinet de l’actuel ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur Jean-François Roberge, on indique qu’une décision quant à la direction de l’université devrait être prise dans un avenir rapproché.