Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc.

Épreuve de français au cégep: une décision «pour le bien de l'étudiant»

Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, décidera si l'épreuve uniforme de français au cégep doit être abolie ou non en se basant sur un principe: «le bien de l'élève».
C'est ce qu'il a indiqué mercredi à l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député caquiste Jean-François Roberge.
M. Roberge a voulu savoir ce que le ministre pensait des deux options avancées dans le rapport Demers concernant l'épreuve uniforme de français au cégep. Dans ce rapport sur l'offre de formation collégiale rendu public lundi, l'auteur Guy Demers rappelle qu'environ 15 % des cégépiens échouent à l'épreuve uniforme de français, dont la réussite est obligatoire pour l'obtention du diplôme. Pour remédier à la situation, deux choix s'imposent: adapter le contenu des cours de français pour permettre aux étudiants qui ont de la difficulté de réussir l'examen ou tout simplement l'abolir.
M. Bolduc a affirmé qu'il s'agit d'un «choix difficile».
«La décision va être guidée par un principe: c'est quoi, le bien pour l'étudiant, pour l'élève? Est-ce que le député [M. Roberge] est d'accord qu'on ne fasse pas certaines exceptions pour des cas très particuliers, dont, entre autres, des enfants qui peuvent avoir des difficultés particulières et ne pas leur accorder le diplôme parce qu'ils ont pu échouer à un examen de français? C'est une réflexion qu'on doit faire.»
Cette réflexion fera aussi partie du mandat du groupe de travail mis sur pied pour piloter la modernisation du réseau collégial, a indiqué le ministre Bolduc lundi, en entrevue au Soleil.