Le président de la Chambre de commerce de Québec, Alain Kirouac

Entrepreneuriat et finances: allumer l'étincelle dès le secondaire

Allumer l'étincelle entrepreneuriale dès l'école secondaire. C'est le défi que s'est lancé le Collège François-de-Laval en lançant le parcours Entrepreneuriat et Finances.
Avec cette nouvelle option, le directeur de l'école tricentenaire, Marc Dallaire, et ses partenaires désirent mieux outiller les jeunes sur les réalités économiques et financières lors d'activités scolaires ou parascolaires.
Tous les étudiants sont invités, qu'ils se dirigent vers le milieu des affaires, de la santé, du droit, de l'art ou des sciences appliquées.
Les outils proposés aux étudiants sont multiples. Des stages en entreprise, des conférences de personnalités d'affaires marquantes, des visites industrielles, des séances d'initiation à la Bourse et un camp de vacances en partenariat avec l'École d'entrepreneurship de Beauce sont au menu.
Bonne façon de faire
Pour Alain Kirouac, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec, il est important de fournir les outils nécessaires, et ce programme est une excellente façon de le faire.
Son équipe aura la tâche de convaincre les entreprises de prendre des étudiants durant l'été ou quelques journées pédagogiques. «On veut plus que sensibiliser nos entreprises, on veut les inciter à en prendre. Et elles sont prêtes à redonner pour le développement entrepreneurial», certifie M. Kirouac.
L'idée d'un ancien
Cette idée de programme entrepreneurial est venue d'un ancien étudiant du Collège François-de-Laval, Juan Riveros, un entrepreneur dans le domaine des services financiers. «Il est important de mettre des bases entrepreneuriales tôt dans la vie. Le futur du Québec se trouve dans les projets comme celui-là», observe M. Riveros.
«Il y a une grosse différence avec le Canada anglais et on doit pouvoir l'égaler et même le dépasser. Ça, c'est mon rêve. On doit changer la culture, et les jeunes sont ceux qui peuvent le faire au Québec», ajoute-t-il.
Quelque 120 000 $ par an, sur la période de cinq ans du projet pilote, seront cruciaux pour développer le parcours. Déjà, des entreprises de Québec et de Montréal figurent parmi les donateurs. Attraction média, Béton provincial, Groupe Océan, Supermétal et Construction McInley sont de celles-ci.