Enseignement du bois: s'aider entre universités

La députée de Chicoutimi à l’Assemblée nationale, Mireille Jean, souhaite que l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) puisse s’inscrire dans le sillage de l’Université Laval. Cette dernière voit son offre de formation de construction avec des structures de bois s’accroître avec des subventions du gouvernement du Québec, permettant l’embauche de nouveaux professeurs spécialisés dans ce domaine.

Au cours d’un entretien avec Le Quotidien, celle qui a fait ses études en architecture ne croit pas utile de condamner la décision du gouvernement de choisir Laval au lieu de l’UQAC. Selon Mireille Jean, la confrontation est inutile et il faut au contraire tabler sur une collaboration entre institutions.

Il est important de rappeler que l’UQAC a fait plus que sa part pour amener le gouvernement du Québec à modifier son code du bâtiment pour ouvrir le marché institutionnel et résidentiel à plus de quatre étages à l’industrie du bois. Elle a même invité pendant un an le spécialiste français Pascal Triboulot dans ses murs pour faire la promotion de la construction en bois et surtout doter l’UQAC des premiers jalons d’une formation adaptée auprès de professionnels de l’industrie de la construction.

«Il est important pour l’UQAC de s’assurer d’être en mesure de donner une formation de qualité à nos ingénieurs et même de profiter de ce qui se fait à l’Université Laval», insiste la députée de Chicoutimi, qui voit plus loin que la formation des ingénieurs et autres professionnels sans pour autant entrer en concurrence avec d’autres institutions d’enseignement.

La construction en bois n’est pas qu’une affaire de façon d’agencer des structures. Selon Mireille Jean, on doit identifier d’autres facettes de cette nouvelle façon de faire au Québec. La députée tient pour acquis que l’UQAC a développé avec le Consortium sur la forêt boréale une grande expertise sur la ressource naturelle. Il est donc tout indiqué pour elle que l’université vise à développer un secteur de recherche sur les étapes de transformation et l’utilisation de la matière première.

«Quand on fait de la construction en bois, on utilise différents matériaux. Les poutres sont fabriquées avec des morceaux de bois que l’on colle et qu’on assemble. On peut faire des recherches sur ces éléments ou sur de nouvelles façons de procéder à ces assemblages. On peut aussi travailler sur le développement de nouvelles structures», a conclu la députée de Chicoutimi.
La députée de Chicoutimi ne voit donc pas de barrière à ce que l’UQAC se fasse une niche dans tout le domaine de l’utilisation du bois dans les grands immeubles, tout comme elle peut le faire avec l’aluminium.