Sébastien Proulx, le ministre de l'Éducation, n'a pu répondre aux questions des députés de l'opposition qui lui ont demandé s'il avait bel et bien l'intention d'abolir les élections scolaires.

Élections scolaires: la CAQ accuse les libéraux d'avoir flanché

La Coalition avenir Québec (CAQ) accuse le Parti libéral de Philippe Couillard d'avoir «flanché» devant les commissions scolaires en ouvrant la porte au maintien des élections scolaires.
«La population n'en veut plus d'élections scolaires et là, c'est un recul majeur que le gouvernement s'apprête à faire», s'insurge François Bonnardel, leader parlementaire de la CAQ, en entrevue téléphonique.
Samedi, le premier ministre Philippe Couillard a indiqué à La Presse que son gouvernement était «en réflexion» quant à l'abolition des élections scolaires, qui est l'un des fondements du projet de loi 86, présentement à l'étude. Le premier ministre évoquait même la possibilité de tenir ce vote en même temps que les élections municipales. 
«Le premier ministre lui-même et ses ministres n'ont pas supporté la pression et ont flanché devant ceux qui viennent défendre leur steak en commission parlementaire», croit M. Bonnardel. 
Lors de la période des questions mardi, le caquiste a demandé par trois fois au ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, s'il avait bel et bien l'intention d'abolir les élections scolaires, sans obtenir de réponse claire. M. Proulx a répété qu'il était «en réflexion». «Il faut prendre 86, garder des bouts, enlever des bouts», a-t-il répondu.
Plongé dans l'incertitude
Nicole Léger, du Parti québécois, a quant à elle déploré le fait que le ministre ne semble pas pressé d'adopter ou non ce projet de loi. «Ça fait deux ans que tout le réseau de l'éducation est plongé dans l'incertitude en raison de l'improvisation du gouvernement libéral.» Elle a demandé au ministre Proulx s'il allait clarifier sa position avant la prochaine rentrée scolaire, en septembre, mais celui-ci ne s'y est pas engagé.