Élection scolaire partielle: un vote qui coûte cher

Deux cent trois dollars. C'est le prix qu'a coûté chaque vote de l'élection partielle de la commission scolaire de la Capitale. «Un autre exemple que le système actuel ne reflète pas les attentes de la population», souligne Julie White, attachée de presse du ministre de l'Éducation.
Seulement 246 personnes se sont présentées aux urnes pour faire élire Édith Thibault comme nouvelle commissaire de la circonscription numéro 11, dimanche. Ce taux de participation de 1,36 % a de quoi décevoir considérant la facture de 50 000 $ de l'élection partielle. «Évidemment, on avait déjà pris note du faible taux de participation dans ce genre d'élections ces dernières années», explique Julie White. C'est d'ailleurs pourquoi le ministre François Blais a annoncé, au printemps, l'abolition éventuelle des élections scolaires. Cette mort annoncée faisait de la partielle de dimanche une des dernières, sinon la dernière, du genre.  
«Nous nous sommes engagés à redynamiser la démocratie scolaire, précise l'attachée de presse de ministre. Nous travaillons présentement sur un projet de loi que nous déposerons cet automne.»
Mme White assure toutefois que le nouveau mode de désignation proposé ne laissera pas les parents à l'extérieur. «C'est important de les impliquer», plaide-t-elle.