Éducation: les parents ne veulent pas d'un débat de structures

Plutôt que de faire un «débat de structures», les partis politiques qui aspirent à prendre le pouvoir le 7 avril devraient s'intéresser aux services aux élèves.
C'est du moins ce que réclame la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), qui a dressé ce matin la liste de ses demandes pour la campagne électorale.
«Aujourd'hui, dans nos écoles, il y a des jeunes qui n'ont pas tous les services auxquels ils ont droit et auxquels ils ont besoin», soutient le président de l'organisme, Gaston Rioux.
«Il y a des effets négatifs des compressions depuis les dernières années», souligne celui qui croit que les priorités des parents ne sont pas les structures, mais bien où va l'argent du ministère de l'Éducation pour assurer des services éducatifs de qualité. M. Rioux se dit particulièrement préoccupé par les élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA), qui sont très touchés par les coupes.
La FCPQ demande ainsi aux formations politiques de réinvestir dans le milieu et d'assurer que les meilleures personnes soient «à la bonne place, au bon moment et en quantité suffisante», que les milieux de vie soient sains et sécuritaires et que les intervenants soient capables de décider localement ce qui est le mieux pour les enfants.
Comme lors de la précédente élection, la FCPQ a transmis un questionnaire aux partis politiques. Leurs réponses seront publiées sur le site Internet de l'organisation le 24 mars.