L’auteur, qui enseigne dans une école en Alberta, constate plusieurs différences entre cette province et le Québec quant à ce qui est attendu de lui et la perception que les autres ont de sa profession.

Écoles: une première journée de grève le 30 septembre

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) tiendra une première journée de grève le 30 septembre pour protester contre les compressions du gouvernement Couillard dans le secteur de l'éducation. 
Le syndicat qui représente principalement des enseignants de la région de Montréal prévoit aussi une deuxième journée de grève rotative entre le 14 et le 30 octobre. La date de la troisième journée votée par les membres n'est pas encore déterminée.
Le président du FAE, Sylvain Mallette, a imputé au gouvernement Couillard la nécessité pour son syndicat de «poser un geste fort, un geste courageux». Les membres veulent défendre leurs conditions de travail, mais aussi les conditions d'apprentissage des enfants et plus largement l'école publique, a-t-il indiqué. 
«On demande aux enseignants d'en faire toujours plus avec toujours moins», a-t-il déploré. 
Mardi, le ministre de l'Éducation, François Blais, a réitéré sa position. «Les enseignants ont le droit de faire des moyens de pression dans un contexte de négociation», a indiqué son attachée de presse, Julie White. «Comme on le rappelle, c'est aux tables de négociations que ça va se régler. On veut poursuivre le travail avec eux.»
Lors de la dernière négociation, fait valoir le syndicat, il avait fallu une cinquantaine de rencontres pour s'entendre sur les clauses sectorielles, telles que le nombre d'élèves par classe. La FAE dit vouloir exercer son droit de grève après «plus de 70 rencontres». «Si le gouvernement souhaite vraiment un règlement avec les enseignants, il doit le démontrer», affirme la Fédération. 
32 000 enseignants
La FAE regroupe huit syndicats qui représentent quelque 32 000 enseignants dans près de 800 écoles, du préscolaire au secondaire, de même qu'à l'éducation des adultes et à la formation professionnelle.
La semaine dernière, le Front commun syndical des employés de l'État a lancé une consultation auprès de ses membres en vue d'obtenir un mandat de six jours de grève à utiliser selon l'avancée des négociations.
Le front commun, qui réunit la FTQ, la CSN, le SFPQ et l'APTS, représente quelque 400 000 employés de l'État.