Le maire de Québec Régis Labeaume

Écoles gérées par les villes: bonne idée, mauvais moment, croit Labeaume

Même s'il continue à penser que les villes pourraient avoir avantage à jouer un rôle important dans le système scolaire, Régis Labeaume estime qu'il s'agit du «pire moment» pour discuter d'une telle possibilité.
«Je pense que ce ne serait pas bête que les villes gèrent les commissions scolaires. Mais si vous me le demandez aujourd'hui, je n'ai pas le goût de gérer ça pour que ça nous coûte de l'argent», a-t-il déclaré en mêlée de presse jeudi.
«Dans la situation financière des gouvernements, tu n'as pas le goût d'avoir de nouvelles responsabilités parce que tu peux avoir facilement l'impression que l'argent ne suivra pas. On est dans le pire moment pour jaser de ça.»
Le maire de Québec commentait les propos de la présidente de l'Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy. Dans Le Soleil de jeudi, elle a affirmé qu'elle ne voulait rien savoir de voir atterrir dans la cour des municipalités de nouvelles responsabilités touchant le transport scolaire, encore moins de la gestion du parc immobilier scolaire.
«Personne ne veut de ce cadeau», a-t-elle illustré en entrevue éditoriale mercredi matin.
Mardi, le ministre de l'Éducation, François Blais, a confirmé l'abolition des élections scolaires et évoqué de remplacer les commissaires par une nouvelle instance de gouvernance régionale composée des directeurs d'école, des parents et d'élus municipaux.
Question de Coût
Rien n'est fait, mais cette idée pourrait paraître comme un premier pas vers plus de responsabilités confiées aux municipalités. Une idée possible à l'heure où le sort des commissions scolaires est au coeur de bien des bouleversements. 
«Il faut voir ce que le gouvernement veut faire. On veut bien aider dans le milieu scolaire, mais on n'a pas le goût d'être au débit», a martelé M. Labeaume.