L'Université Laval

Échec des négos à l'Université Laval

L'Université Laval n'est pas parvenue à s'entendre avec ses employés lors des rencontres de la dernière chance qui ont eu lieu lundi et mardi. Une grève devrait donc être déclenchée sous peu sur le campus.
«On a fait du surplace. La position de l'université est restée la même», a déploré Éric-Jan Zubrzycki, conseiller du Syndicat des employées et employés de l'Université Laval (SEUL), à la sortie de la dernière séance de conciliation au ministère du Travail, mardi après-midi.
M. Zubrzycki confirme que le syndicat enclenchera des moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève dans les jours à venir. L'exécutif syndical doit toutefois se réunir pour convenir du moment du déclenchement.
«J'ai l'impression qu'ils ne nous prennent pas au sérieux. Mais ils vont devoir assumer les coûts d'une grève», lance M. Zubrzycki. Le conseiller syndical croit que le conflit de travail à venir fera chuter les inscriptions à l'Université Laval d'environ 10 % au cours des prochaines années. «En ce moment, l'écart entre la position du syndicat et celle de l'université, c'est 12 millions $. Une grève, ça pourrait leur coûter une centaine de millions de dollars en perte d'inscriptions», évalue-t-il.
Les principaux points de mésentente sont les cotisations au régime de retraite et la mobilité des employés. Le SEUL représente 1900 techniciens de bureau, ouvriers, agents de sécurité, techniciens de laboratoire et techniciens informatiques, entre autres, qui sont sans contrat de travail depuis le 1er avril 2016. À la mi-décembre, ses membres ont voté à 80 % pour un mandat de grève, qui menace de perturber les activités régulières de l'Université.
Du côté de la direction de l'Université Laval, la porte-parole Andrée-Anne Stewart a indiqué mercredi que l'institution demeurera ouverte en cas de grève. Les cours et les activités académiques seront maintenus.