François Hollande

Droits de scolarité des Français: Hollande trace une ligne rouge

François Hollande refuse qu'on qualifie de privilège la situation actuelle des étudiants français dans les universités québécoises. Il invite le Québec à hausser avec modération leurs droits de scolarité.
«La spécificité n'est pas un privilège, a plaidé le président français, mardi. C'est la reconnaissance de notre amitié.»
François Hollande insiste : la mobilité des jeunes Québécois et des jeunes Français doit être facilitée et encouragée, pas entravée.
Le sujet est controversé. Lui-même aux prises avec d'énormes difficultés budgétaires en France, le président français comprend la volonté du gouvernement québécois de vouloir resserrer les cordons de la bourse. Mais il tient à ce que les Français puissent conserver, à défaut du statu quo, un traitement spécifique par rapport aux autres étudiants étrangers (ce qui va de soi dans l'esprit de Québec), mais aussi par rapport aux Canadiens des autres provinces.
Pour l'heure, les parties se sont seulement «entendues pour qu'il y ait une entente» d'ici quelques semaines ou quelques mois.
Aux yeux de François Hollande, le cadre des négociations à venir doit être le suivant : «Maintien de la spécificité française ici, au Québec, et, en même temps, volonté qu'il y ait des échanges plus nombreux, c'est-à-dire que nous puissions, nous, Français, accueillir davantage d'étudiants québécois dans nos universités et dans nos grandes écoles.» Les mots de Philippe Couillard sont aujourd'hui à peu près les mêmes. «Nous voulons également que les étudiants français puissent continuer à venir ici en bénéficiant d'un traitement spécifique, mais nous voulons également qu'il y ait plus d'étudiants québécois qui se rendent en France dans les universités et éventuellement dans les grandes écoles.»