La manifestation était organisée par la Coalition comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE) de la région de Québec. «Il ne faut plus que ce soit une lutte par secteur, on veut la rémunération pour tous les stages», a déclaré Lauriane Alix, l’une des porte-parole de la Coalition.

Des stagiaires manifestent pour la rémunération

Plusieurs dizaines d’étudiants et de représentants d’organismes communautaires de Québec, Montréal et Victoriaville ont bravé le froid et manifesté samedi midi devant l’Assemblée nationale afin de réclamer la rémunération des stages et la reconnaissance du statut de travailleur pour les stagiaires.

La manifestation était organisée par la Coalition comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE) de la région de Québec. «Il ne faut plus que ce soit une lutte par secteur, on veut la rémunération pour tous les stages», a déclaré Lauriane Alix, l’une des porte-parole de la Coalition.

La Coalition associe cette lutte aux luttes féministes, estimant que c’est surtout dans les domaines à prédominance féminine que les stages sont non rémunérés, par exemple la santé et les organismes communautaires. «On veut que le gouvernement réinvestisse dans les stages. Le nouveau ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a déclaré qu’il y aurait peut-être des compensations pour certains stages d’ici avril. On ne veut pas une compensation, on veut la rémunération», a poursuivi Mlle Alix.La Coalition réclame aussi que les stagiaires soient considérés comme des travailleurs et, donc, protégés par la Loi sur les normes du travail, le salaire minimum et la Loi sur la santé et la sécurité du travail.

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Des membres de la Coalition avaient occupé récemment le bureau du ministre et ont finalement établi un canal de communication direct avec son personnel politique.

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Des membres de la Coalition avaient occupé récemment le bureau du ministre et ont finalement établi un canal de communication direct avec son personnel politique. «Au moins, il parle aux stagiaires directement maintenant, et pas seulement via la Fédération étudiante collégiale du Québec ou l’Union étudiante du Québec», indique Mme Alix.

Megan Bourgeois, étudiante en travail social à l’Université Laval, a pour sa part rappelé qu’à sa dernière année d’études, elle et ses collègues de classe devaient se soumettre à un stage à temps plein d’un an assorti d’un cours et d’un séminaire. «Bref, il n’y a pas de place pour un emploi à temps partiel en plus de ça! Et ce stage est toujours non rémunéré», poursuit-elle. 

Une autre porte-parole de la Coalition, Emma Parsons, qui étudie en soins infirmiers au Cégep de Limoilou, a indiqué que c’était au moins le tiers des stages qui n’étaient pas rémunérés au Québec, voire même 50%. «Comme nous avons un stage obligatoire pour l’obtention de notre diplôme, il est automatiquement exclu de la rémunération. Tout le monde parle du manque de personnel, mais en ne payant pas les stagiaires, on rend les études et la formation moins accessibles», conclut-elle.

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La manifestation était organisée par la Coalition comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE) de la région de Québec.