Des outils pour intéresser les jeunes à l'histoire militaire québécoise

«Je me souviens», c’est la devise officielle du Québec. Mais c’est aussi le nom d’un nouveau programme éducatif d’histoire ayant pour but de susciter l’intérêt des jeunes pour l’implication militaire des Québécois.

Lancé par Compagnie Canada en collaboration avec la Fondation du Royal Montreal Regiment et le Royal 22e Régiment, ce programme est entièrement financé par des fonds privés.

«Je me souviens» offre des trousses didactiques pour favoriser un plus grand intérêt des jeunes envers certains événements historiques, où l’implication des Québécois est souvent oublié. 

«Le nom Je me souviens dit tout! Malheureusement, nos jeunes ont tendance à oublier notre passé. En regardant le programme d’histoire, on remarquait l’absence d’informations mentionnant l’implication des francophones à l’effort de guerre», indique François Joyet, président du chapitre Québec de Compagnie Canada.

Les modules se consacrent aussi à l’implication des femmes lors des grandes guerres, ainsi que sur l’évolution des moyens de communication.

La fondation

«Le passé, c’est la fondation de chaque individu. En ayant une bonne fondation, tu pars dans la bonne direction dans la vie», ajoute François Joyet. 

Le projet est échelonné sur cinq ans et vise à être implanté dans les cours d’histoire de secondaire 4 et 5 à travers tout le Québec.

Les enseignants auront la liberté d’inclure les modules de leur choix dans le cadre de leur cours. 

Sortir des murs

Ce nouveau programme s’inscrit dans la volonté des enseignants en histoire de rendre la matière plus intéressante pour leurs étudiants.

«En 2018, les méthodes d’enseignement uniquement magistrales sont moins courantes, les élèves aujourd’hui veulent bouger et sortir des murs, que ce soit physiquement ou virtuellement» explique Nikolas Poulin, enseignant d’histoire au Séminaire des Pères Maristes. 

Ce dernier ajoute que les trousses offertes par le programme sont très dynamiques. L’usage des nouvelles technologies de communication permettra, selon lui, à ce que l’étudiant se sente davantage interpellé par l’histoire.