Hélène Nazon, professeure en littérature au Collège François-Xavier-Garneau, se dit «fière» de ses étudiants qui, en pleine fin de session, se démènent pour organiser des actions militantes et y prendre part, comme ces deux sit-in tenus dans des banques la semaine dernière.

Des cégépiens de Garneau veulent quitter l'ASSÉ

Des étudiants du Cégep Garneau souhaitent se désaffilier de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ).
Une motion demandant un vote de désaffiliation sera déposée lors d'une assemblée générale spéciale de l'Association générale étudiante du Collège François-Xavier-Garneau (AGÉCFXG), le 14 avril.
Selon le responsable des communications de l'AGÉCFXG, Antoine Godin-Landry, 200 étudiants auraient signé début mars une pétition réclamant une telle assemblée. «Si la motion est adoptée, elle précisera les modalités du vote, si on fait une AG ou un référendum, par exemple», a-t-il expliqué.
La pétition vient d'étudiants qui pensent que leur association n'a pas d'intérêt à être membre de l'ASSÉ, résume M. Godin-Landry. «On verra la semaine prochaine quel est le pouls. Il faut savoir qu'il y avait aussi plus d'une centaine d'étudiants qui voulaient avoir un vote de grève, alors c'est difficile de prédire aujourd'hui» de quel côté pencheront les étudiants, dit le porte-parole.
La semaine dernière, les étudiants du Collège Garneau avaient refusé, à près de 70 %, ne serait-ce qu'une seule journée de grève pour permettre à certains de leurs confrères d'aller manifester à Montréal.
Sans commenter directement le cas des étudiants de Garneau, la porte-parole de l'ASSÉ, Andra Florea, indique que «chaque fois qu'une association membre parle de se désaffilier, on va la voir pour en connaître les raisons».
L'AGÉCFXG s'est jointe à l'ASSÉ une première fois en 2005. Elle a quitté l'organisation en 2008, pour se réaffilier en 2012.
Outre les étudiants de Garneau, sept associations de l'Université Laval sont actuellement membres de l'ASSÉ. Aucune de celles à qui nous avons réussi à parler hier ne prévoyait imiter l'AGÉCFXG.
À la suite de la démission, puis de la destitution symbolique du conseil exécutif de l'ASSÉ, la fin de semaine dernière, l'organisation a réitéré la nécessité de poursuivre la lutte contre les mesures d'austérité, les hydrocarbures et la répression politique.
Le Conseil exécutif de l'ASSÉ a démissionné après avoir diffusé aux associations membres un texte de réflexion proposant un repli stratégique du mouvement de grève pour mieux le reprendre à l'automne, avec les syndicats entre autres.
À l'Université Laval
Le mouvement de grève à l'Université Laval a continué de perdre des plumes, alors qu'une autre association, celle des étudiants et des étudiantes en études anciennes (AÉÉÉA), a décidé de reprendre les cours à compter du 14 avril. Dans un communiqué diffusé jeudi, l'AÉÉÉA écrit que «considérant que les effets mobilisateurs et informatifs attendus de la grève se sont matérialisés [...], l'AÉÉÉA suspend la grève dans l'objectif d'amplifier l'escalade des moyens de pression contre l'austérité pendant l'été et jusqu'à l'automne».