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La pandémie impose de nouvelles questions concernant l’espace que prend la population étudiante sur le marché locatif de l’habitation.  
La pandémie impose de nouvelles questions concernant l’espace que prend la population étudiante sur le marché locatif de l’habitation.  

Crise du logement: et les places pour les étudiants?

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
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La pandémie impose de nouvelles questions concernant l’espace que prend la population étudiante sur le marché locatif de l’habitation.  

L’Unité de travail pour l’implantation de logement étudiant (UTILE) lancera dès lundi la plus vaste enquête sur les conditions d’habitation des étudiants universitaires au Canada.  

En 2017, les conclusions de l’enquête nationale sur le sujet montraient que 60 % de la population étudiante universitaire vivent en appartement sur le marché locatif privé. 

L’UTILE s’attaque sur l’absence d’expertise de données et de développement de logements étudiants au Québec. 

«On se retrouve à la fois à construire des immeubles pour augmenter l’offre, il faut combler la demande, et nous sommes le principal pôle de recherche sur le logement étudiant», indique Laurent Levesque, directeur général de l’UTILE. 

L’enquête permettra notamment de documenter les changements causés par la pandémie à la situation d’habitation des universitaires et les impacts sur le marché locatif. 

«La population étudiante a un effet sur l’augmentation des loyers. Les logements spécialement construits pour eux est une façon d’améliorer les conditions des étudiants et libérer des logements pour d’autres ménages», note M. Levesque.  

Une place sous-estimée 

L’UTILE essaie donc de réduire l’effet de la demande étudiante sur la crise du logement, depuis sa création. 

«On ne peut pas construire assez vite, les choses s’empirent depuis qu’on s’est penché là-dessus. Il y a un besoin important, il faut construire du logement en général, mais aussi reconnaître que la demande étudiante a un rôle important à jouer sur le marché global», juge le directeur général.   

«Notre hypothèse, c’est qu’une fois que les frontières vont rouvrir et les visas étudiants vont recommencer, on va revenir sur la même tendance, qui était une tendance vers une baisse du taux d’inoccupation», ajoute M. Levesque.  

Avec la situation exceptionnelle créée par la pandémie, plusieurs autres questions se posent. L’enquête tentera d’y répondre le plus largement possible.  

«C’est la première fois qu’on mène une enquête aussi large. Elle nous donnera une image plus complète pour voir comment ça se passe ailleurs, ou si c’est un problème particulier au Québec. Ça va aussi permettre de s’assurer d’un soutien de tous les paliers du gouvernement pour un meilleur développement des logements étudiants», termine le directeur général de l’UTILE.  

Les résultats de l’enquête seront rendus publics à l’automne, au début de l’année scolaire si possible.