Le professeur de l’Université de Sherbrooke David Morin, qui a participé activement à la création de cette chaire, en est aussi cotitulaire.

Création d’une Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation au Québec

Trois universités québécoises unissent leur expertise pour créer la toute première Chaire UNESCO du monde en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents.

Cette nouvelle chaire d’études a été lancée vendredi à l’Université de Sherbrooke, de concert avec l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’Université Concordia.

La professeure de l’UQAM Ghayda Hassan, cotitulaire de la chaire, soutient que les chercheurs souhaitent demeurer «très concrets» dans leurs actions. Ils veulent mettre sur pied des programmes innovants en recherche-action, et offrir des formations et des ressources à l’intention des intervenants qui travaillent sur le terrain, en particulier dans les milieux des services sociaux, scolaires et communautaires.

Le professeur de l’Université Concordia Vivek Venkatesh, aussi cotitulaire de la chaire, a indiqué que les chercheurs veulent créer des outils de mobilisation du public afin qu’il participe «à l’élaboration d’un discours visant à contrer les propos haineux et la radicalisation».

Le professeur bien connu Sami Aoun, qui sera directeur du comité scientifique pour la chaire, soutient que les chercheurs ont déjà tissé des partenariats étroits en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique, au Proche-Orient et en Amérique latine.

Le professeur de l’Université de Sherbrooke David Morin, qui a participé activement à la création de cette chaire, en est aussi cotitulaire.

Le secrétaire général de la Commission canadienne pour l’UNESCO, Sébastien Goupil, soutient que cette nouvelle chaire, «au modèle de gouvernance unique réunissant trois grandes universités», constitue une première au Canada et dans le monde.