C'est entourée d'une trentaine de partisans que Sophie D'Amours a déposé son bulletin de candidature à l'Université Laval.

Course au rectorat de l'UL: Sophie D'Amours mise sur le respect

Si elle est élue rectrice, Sophie D'Amours promet de changer la «culture» de gestion de l'Université Laval, en visant la transparence, une meilleure communication et «un plus grand respect des individus».
«Je pense qu'on peut mieux communiquer avec l'ensemble de la région de Québec (...) Je sens que les citoyens ont besoin d'être convaincus de la qualité de notre gouvernance, de notre transparence. On doit leur parler, on a besoin d'aller vers les gens et leur dire combien l'université, c'est important», a soutenu Mme D'Amours en point de presse mardi.
Entourée d'une trentaine de partisans, Mme D'Amours a déposé officiellement son bulletin de candidature, qui compte 1000 signatures d'appui.
Touchée par la vague d'agressions sexuelles survenue en octobre dans les résidences de l'Université Laval, Mme D'Amours croit qu'à ce moment, «le campus a appris qu'il fallait être emphatique, être sensible aux grands enjeux du vivre ensemble». 
L'administration actuelle ayant été critiquée pour la gestion de cette crise, Mme D'Amours aspire à faire mieux. «On pourrait être mieux structurés pour faire face à des crises, qui demandent une gestion intégrée.»
Comme l'ensemble de la communauté universitaire, Mme D'Amours souhaite que la grève des employés de soutien se termine rapidement. Elle ne veut toutefois pas prendre parti. «Ce serait irresponsable d'intervenir dans un conflit comme celui-là. Je n'ai pas toute l'information, je n'ai pas l'autorité», lance-t-elle. 
Prévenir une grève
Tout de même, Mme D'Amours souhaite que dans le futur, la direction de l'université et les syndicats anticipent l'échéance des conventions collectives et fassent du travail «en amont» pour être prêts à s'entendre au moment venu. «J'aspire à des relations de travail qui soient respectueuses et qui nous permettent de faire ça.»
Mme D'Amours dévoilera des pans de sa plate-forme au cours des prochaines semaines. Elle a toutefois déjà avoué se sentir «inconfortable» avec le fait que de plus en plus étudiants suivent toute leur formation à distance, grâce aux nombreux cours en ligne. «Je veux qu'on retrouve notre équilibre dans l'usage du numérique. La richesse d'un campus comme le nôtre, c'est les contacts humains.»
Les candidats à la succession du recteur Denis Brière ont jusqu'au 16 mars pour déposer leur bulletin. À moins d'une surprise, ce sera une course à trois : la professeure en génie industriel Sophie D'Amours devra affronter le vice-recteur exécutif Éric Bauce et le doyen de la faculté d'administration Michel Gendron. L'élection du recteur aura lieu le 26 avril.