La ministre Hivon avait qualifié de tsunami la forte augmentation des cas d'enfants autistes au Québec depuis quelques années.

Couillard doit rappeler Bolduc à l'ordre, dit le PQ

Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, est de nouveau la cible de critiques concernant cette fois-ci ses positions sur la formation au cégep. Le Parti québécois demande au premier ministre Couillard de rappeler une autre fois à l'ordre son ministre, qui a laissé entendre que les exigences concernant la maîtrise du français au collégial pourraient être diminuées.
«On est devant une grande possibilité de diplomation à rabais et de nivellement par le bas», a affirmé en point de presse la député Véronique Hivon, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur. «On demande au premier ministre de rappeler son ministre à l'ordre comme il l'a fait pour les livres», a-t-elle ajouté. En août, le ministre Bolduc avait dû s'excuser après avoir déclaré qu'il ne voyait pas de problèmes à ce qu'il y ait des compressions dans l'achat de livres scolaires.
Cette fois-ci, c'est sa position sur l'épreuve uniforme de français qui suscite la controverse. À la suite du dépôt du rapport Demers sur l'offre de formation au collégial, la semaine dernière, le ministre Bolduc n'a pas écarté la possibilité d'abolir cet examen, obligatoire pour l'obtention du diplôme, ou d'en assouplir les exigences. La décision sera basée «sur le bien de l'élève», a précisé M. Bolduc.
Un diplôme à rabais
Mme Hivon a par ailleurs dénoncé ce matin une autre proposition du rapport Demers, qui suggère de créer un nouveau certificat d'études collégiales techniques octroyé à un étudiant qui a suivi toute sa formation technique mais qui n'a pas complété sa formation générale, qui comprend notamment des cours de français et de philosophie.
Cette option «doit clairement être mise de côté», affirme Mme Hivon. La formation au secteur collégial ne doit pas seulement servir à développer des compétences de travailleurs, mais doit aussi servir à former des citoyens, ajoute-t-elle, craignant qu'on se dirige vers une formation générale facultative pour le secteur technique, et donc vers une «diplomation à rabais».