«J'ai tout refusé, et je vais appliquer les pénalités. On ne peut pas aller plus loin. Pour moi, c'est inacceptable, et je demande à l'Université de revenir en arrière», a déclaré mardi Yves Bolduc.

Conditions d'après-mandat à Laval: «le dossier est clos», dit Bolduc

Le ministre Yves Bolduc rejette l'analyse du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec, qui jugent que la rebuffade que lui a servie l'Université Laval sur les conditions d'après-mandat aux hauts dirigeants démontre que son autorité est «sapée».
«Ils devraient aller voir la réglementation, je vais au maximum», a indiqué le ministre de l'Enseignement supérieur, mardi. «J'ai tout refusé, et je vais appliquer les pénalités. On ne peut pas aller plus loin. Pour moi, c'est inacceptable, et je demande à l'Université de revenir en arrière.»
Les partis d'opposition ont déploré que la pénalité, qui consiste à réduire la subvention de fonctionnement versée à l'Université, affectera la qualité d'enseignement aux étudiants. «Là, il y a une responsabilité du conseil d'administration de l'Université de s'assurer que l'argent va aux élèves et non pas de faire des coupures», a affirmé M. Bolduc. Pour lui, «le dossier est clos». «Au niveau légal, je ne peux pas aller plus loin, dit-il. Ce sont des organisations autonomes. Je vais au maximum de ce que la loi me permet de faire.»
Le ministre de l'Enseignement supérieur a de nouveau été pris à partie par la députée péquiste Véronique Hivon, mardi, en chambre, à ce sujet. Mme Hivon a exigé une date butoir pour l'annulation de la décision de l'Université Laval. M. Bolduc a répondu qu'il applique la règle mise en place par le gouvernement précédent.