Denis Brière, recteur de l'Université Laval

Compressions à l'UL: pas de profs coupés, assure Brière

Années sabbatiques, répartition des tâches ou cours à option: tous les endroits où couper sont explorés pour répondre à une demande de compressionde 20 millions$ à l'Université Laval. Mais le recteur Denis Brière assure qu'aucun professeur ne sera mis à pied.
«On travaille sur des hypothèses, on ne travaille pas sur des décisionsfermes. On a commencé avec 47 millions$, avec toutes les interventions qu'on a faites on est rendus à 20 millions$. Vingt millions, ça représente le salaire de 200 profs», a commenté M. Brière en marge de l'annonce d'une subvention fédérale au brise-glace scientifique Amundsen vendredi matin.
Mais le recteur de l'Université Laval l'assure : pas question de toucher au nombre de professeurs. Et les baisses de salaires «ne font pas partie de la stratégie» non plus, a-t-il affirmé. «Mais dans toute la machine, il va falloir faire des coupures de 20 millions$, on n'a pas le choix», a-t-il poursuivi. «C'est sûr qu'on regarde tout. On retourne toutes les pierres en ce moment.»
À l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), par exemple, 35 postes, dont 20 provenant du corps professoral ne seront pas comblés au cours de la prochaine année en réponse aux compressions de plus de 200 millions$ demandées aux universités par le gouvernement Couillard.
Mais sabrer les années sabbatiques, reconsidérer le plancher d'emploi ou revoir les définitions de tâches fait partie des «hypothèses» actuellement envisagées, a-t-il donné en exemple. «Il faut regarder l'ensemble de l'oeuvre.»
Climat «sain»
Aucune décision n'est toutefois prise quant à l'abolition de certains programmes d'enseignement, a aussi avancé Denis Brière. «C'est pas exclu, mais c'est quelque chose qu'on veut éviter», a-t-il dit.
«Il y a des cours à options qui sont dans certains programmes, ça c'est remis en cause, c'est sûr. Mais des programmes comme tels, en ce moment il n'y a aucune décision. On veut donner le plus grand éventail de cours. Mais à un moment donné, peut-être qu'on n'aura pas le choix de considérer des choses comme ça.»