Si la commission scolaire de la Capitale a utilisé les trois jours de tempête qu'elle avait prévus, d'autres ont été forcées de fermer leurs écoles plus souvent que le nombre de jours prévus à leur calendrier.

Commissions scolaires: des jours de tempête non repris

Le dur hiver qui s'achève a forcé les commissions scolaires des Découvreurs, de Charlevoix et des Appalaches à fermer leurs écoles plus souvent que le nombre de jours de tempête prévus au calendrier. Ce temps de classe sera perdu, ne pouvant être repris d'ici la fin de l'année.
Toutes les écoles publiques de la ville de Québec ont fermé leurs portes trois jours cet hiver, soit le 24 janvier, le 8 février et le 15 mars, pour des questions de sécurité sur la route. La commission scolaire des Découvreurs prévoit depuis de nombreuses années une seule journée de tempête dans son calendrier. Pour elle, fermer trois jours relève d'une «situation exceptionnelle». «On n'avait pas fermé autant depuis 5 ans», commente Alain Vézina, porte-parole de la commission scolaire.
Si bien qu'au lieu d'avoir 180 jours de classe, tel que prescrit par le ministère de l'Éducation, les élèves de la commission scolaire des Découvreurs iront à l'école seulement 178 jours cette année. La commission scolaire songe à prévoir plus de jours pour les conditions hivernales extrêmes l'an prochain. 
Même scénario dans Charlevoix, qui a fermé ses écoles entre 4 et 5 jours 1/2, cette année, tout dépendant des secteurs. Le calendrier prévoyait quatre jours de tempête. «Ce sont des cas de force majeure et ça nous est déjà arrivé d'aller en dessous du 180 jours d'école par le passé», soutient Julie Normandeau, secrétaire générale de la commission scolaire de Charlevoix. 
Mme Normandeau explique que les commissions scolaires ont de nombreuses contraintes (conventions collectives, examens du ministère, etc.), ce qui fait qu'il est très difficile d'ajouter des jours de classe dans le calendrier, une fois celui-ci adopté. «Même si j'ouvrais après le 24 juin, je suis pas certaine que j'aurais des jeunes dans les classes!» illustre-t-elle. 
Tolérance du ministère
Le ministère de l'Éducation prescrit un minimum de 180 jours de classe par année. En cas de force majeure, «des mesures de reprise de temps sont généralement discutées avec le ministère pour assurer que les élèves bénéficient de tous les services éducatifs auxquels ils ont droit», explique Bryan St-Louis, porte-parole du ministère de l'Éducation. Les commissions scolaires de Charlevoix et des Découvreurs soutiennent toutefois de leur côté que le ministère est habituellement tolérant à l'égard des commissions scolaires qui dépassent le nombre de jours de tempête prévus. 
À la commission scolaire des Appalaches, dans la région de Thetford Mines, les conditions routières ont fait en sorte que les écoles ont été fermées trois jours, soit un de plus que ce qui était prévu. La commission scolaire n'a toutefois pas encore décidé si cette journée serait reprise. 
Dans la région, les commissions scolaires de la Capitale, des Premières-Seigneuries, de Portneuf et de la Côte-du-Sud ont utilisé les trois jours de tempête qu'elles avaient prévus, tandis que les commissions scolaires des Navigateurs et de la Beauce-Etchemins en ont utilisé seulement deux.