La commission scolaire des Premières-Seigneuries

Commission scolaire des Premières-Seigneuries: l'absentéisme des élus attaqué

René Dion, candidat à la présidence de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, veut s'attaquer à l'absentéisme des élus scolaires.
En août, Le Soleil rapportait qu'en moyenne, un élu sur cinq est absent lors des rencontres de ce conseil des commissaires, ce qui représente le taux d'absentéisme le plus élevé des commissions scolaires de la région de Québec.
M. Dion, un directeur d'école à la retraite qui est commissaire depuis 2007, dénonce haut et fort les absences de certains collègues. «Si tu n'as pas le temps et que tu n'es pas libre, reste chez vous. C'est un manque de respect. Comment veux-tu défendre les commissaires quand on lit dans les journaux qu'il y a de l'absentéisme? Ce sont des choses qui me choquent», lance-t-il.
Pour renverser la vapeur, René Dion propose de mettre en place un système de jetons de présence, qui ferait varier la rémunération en fonction de l'assiduité, ou encore des pénalités financières en cas d'absence. Cette mesure est déjà en place à la commission scolaire des Découvreurs, où un élu qui s'absente d'une séance du conseil est privé de 200 $, ce qui représente environ les deux tiers de son salaire mensuel.
Mauvaise presse
M. Dion se désole par ailleurs que les commissions scolaires aient plutôt mauvaise presse par les temps qui courent. Pourtant, ce sont «de belles machines très bien rodées», affirme-t-il. Ce candidat indépendant, qui fait campagne avec une équipe d'une vingtaine de personnes, se méfie des fusions envisagées par le gouvernement Couillard, doutant qu'il y ait de réelles économies à faire en créant de très grosses commissions scolaires.
René Dion dénonce par ailleurs les compressions imposées dans le réseau de l'éducation, soulignant qu'il devient de plus en plus difficile de ne pas toucher aux services aux élèves. «On manque d'oxygène, on est rendu bleu, bientôt on va manquer d'eau», illustre ce candidat qui veut aussi valoriser davantage tout le personnel qui travaille dans les écoles.
Son rival, Gilles Doucet, est un ancien directeur de police à la Ville de La Pocatière. N'ayant jamais siégé comme commissaire, il reconnaît que sa candidature «sort des sentiers battus» mais affirme que les commissions scolaires ont besoin «de sang neuf». Il souligne toutefois qu'il «connaît un peu l'éducation» puisqu'il a été directeur d'un collège près du Lac-Saint-Jean dans les années 60.
M. Doucet veut devenir président parce qu'il veut «voir à l'organisation générale de la commission scolaire» et parce qu'il s'oppose aux éventuelles fusions. «On a un territoire assez grand comme ça, on n'a pas besoin de fusionner» avec une autre organisation, lance-t-il. 
Ce dernier affirme que dans le contexte des compressions, il ne faut pas couper «sur le dos des élèves et des profs» sans toutefois pouvoir préciser où il y aurait davantage d'économies à faire.
Gilles Doucet affirme par ailleurs qu'il mène une campagne active sur le terrain, même s'il n'a pas de pancartes et qu'il revient d'un séjour à la chasse, qui a été écourté cette année en raison des élections, explique-t-il.
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La commission en chiffres
Le territoire de la commission scolaire des Premières-Seigneuries comprend les arrondissements de Charlesbourg, de Beauport et une partie de l'arrondissement de La Haute-Saint-Charles de la Ville de Québec. Les municipalités de La Côte-de-Beaupré et de L'Île-d'Orléans de même que celles de la MRC de La Jacques-Cartier en font aussi partie.
• 176 000: Nombre d'électeurs
• 11: Nombre de postes de commissaires à pourvoir (auparavant 25)
• 5: Nombre de commissaires élus par acclamation
• 39 000 $Rémunération du président
• 6,9 % Taux de participation au scrutin de 2007
Jour du vote: 2 novembre
Vote par anticipation: 26 octobre