Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, reporte la refonte du cours d'histoire au secondaire, ainsi que celle du cours d'histoire obligatoire au cégep.

Charlevoix: les petites commissions scolaires se réunissent pour survivre

Confrontée à des réductions budgétaires à répétition, la Commission scolaire de Charlevoix souhaite réunir les petites commissions scolaires de moins de 5000 élèves qui, comme elle, peinent à répondre aux exigences ministérielles en matière budgétaire.
Une journée de réflexion sera vraisemblablement organisée cet automne afin de mettre en commun leurs préoccupations et de convaincre le ministre Bolduc d'arrêter l'hémorragie et d'ainsi leur permettre d'offrir un accès équitable à tous les étudiants et élèves québécois, notamment en matière de formation professionnelle.
Le président Pierre Girard et la directrice générale Martine Vallée de la Commission scolaire de Charlevoix ont rencontré le ministre Yves Bolduc le 7 juillet dernier en présence de la députée de Charlevoix Caroline Simard. Leur commission scolaire a subi d'importantes coupes de 2,6 millions $ depuis 2010-2011 et un déficit de 500 000 $ est prévu pour la prochaine année. La rencontre s'est avérée constructive, selon Pierre Girard.
«Le ministre Bolduc s'est dit sensible à la situation, écartant même le spectre de fusion pour notre commission scolaire», se réjouit M. Girard. Les défis demeurent nombreux.
Pour Caroline Simard, cette rencontre était primordiale. «Je suis hyper sensibilisée à l'idée de garder les jeunes dans la région. Pour ça, on doit leur offrir un choix de formation intéressant et varié, adapté au marché du travail, surtout en ce qui concerne la formation professionnelle. Il faut créer des avenues pour nos jeunes», insiste la députée.
Région pénalisée
Les inconvénients imputables à la place de Charlevoix au sein de la région de la Capitale-Nationale ont aussi été soulignés au ministre de l'Éducation. «La proximité de Québec nous pénalise à plusieurs égards», insiste Mme Simard.
Les représentants de Charlevoix planchent sur la tenue d'une journée de réflexion sur l'avenir des petites commissions scolaires au Québec et ont obtenu l'aval du ministre Bolduc. «Ça devrait avoir lieu cet automne dans Charlevoix, de connivence avec la Fédération des commissions scolaires du Québec», confie Pierre Girard.
Le ministre a confirmé sa présence à l'événement et la députée Simard soutient cette initiative. La rencontre permettra de documenter les revendications et de proposer des pistes de solution durables afin que les petites commissions scolaires puissent continuer d'offrir des services de qualité. Le Québec compte 72 commissions scolaires dont 15 affichent moins de 5000 élèves.