En entrevue avec Le Soleil, le porte-parole de l'ASSE, Justin Arcand, a expliqué qu'il serait tout à fait paradoxal que le carré rouge permette à un individu de s'enrichir, alors qu'il était le symbole d'une plus grande justice sociale.

Carré rouge: l'ASSE conteste une demande de marque de commerce

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) conteste la demande d'enregistrement de marque de commerce qui a été déposée par un homme d'affaires de Longueuil pour le carré rouge, symbole qui a pris toute la place lors de la grève étudiante de 2012.
Il y a quelques mois, Raymond Drapeau a déposé une requête officielle en ce sens à l'Office de la propriété intellectuelle du Canada. L'homme d'affaires est derrière le site Internet Carrerougesolidarite.ca, qui fait dans la vente de produits mettant en vedette le carré rouge.
En entrevue avec Le Soleil, le porte-parole de l'ASSE, Justin Arcand, a expliqué qu'il serait tout à fait paradoxal que le carré rouge permette à un individu de s'enrichir, alors qu'il était le symbole d'une plus grande justice sociale.
«On ne croit pas que le carré rouge se distingue en tant que marque, alors qu'il représente un mouvement qui prônait la gratuité scolaire pour tous les étudiants du Québec», lance M. Arcand.
Ce dernier affirme que le symbole du carré rouge a été créé en 2004 par certains groupes aux valeurs sociales, et qu'il avait été utilisé quelque peu lors de la grève étudiante de 2005. L'ASSE avait par la suite eu recours de façon élargie au même symbole lors du mouvement étudiant de 2012. Alors chef de l'opposition officielle, l'actuelle première ministre Pauline Marois avait porté le petit morceau de tissu au Salon bleu de l'Assemblée nationale.
«Il serait absurde que ce symbole qui immortalise une meilleure égalité sociale devienne un signe de profit, ajoute M. Arcand. Il deviendrait ainsi exactement le contraire de ce qu'il représente.»