Cafétérias scolaires fermées faute d’employés

La pénurie de personnel dans la restauration frappe jusque dans les écoles secondaires de Québec. Depuis le début de l’année, quatre cafétérias ont été fermées faute d’employés. Dans deux cas, la Commission scolaire de la Capitale n’entrevoit toujours pas le jour où les ados pourront s’y restaurer.

«En début d’année, il y avait quatre écoles qui avaient de la difficulté, [où] le fournisseur avait de la difficulté à recruter de la main-d’œuvre», observe la conseillère en communications au secrétariat général de la commission scolaire, Marie-Élaine Dion. «La problématique, c’est surtout une pénurie de main-d’œuvre de la part du fournisseur.»

L’entreprise Aramark, qui a décroché le contrat, a néanmoins réussi à pourvoir les postes dans deux établissements. «La semaine suivant la rentrée, à l’école de la Cité [346 élèves], la situation était résorbée. Et à l’école Jean-de-Brébeuf [640 élèves], c’est depuis la semaine passée.»
Il n’y a toutefois pas d’embauche à l’horizon pour les services alimentaires des écoles secondaires Boudreau (330 élèves) et Vanier (390 élèves). 

Les cafétérias resteront donc fermées.

École Boudreau

L’équipe de l’école Boudreau s’affaire cependant à combler le vide. «À partir de la semaine prochaine, il y a une solution qui va être envisagée. […] Ce n’est pas avec le sous-traitant. Il va y avoir un service de traiteur.»

Pour l’établissement de Vanier, la Commission scolaire ne sait toujours pas comment pallier l’absence de restaurant.

Selon Marie-Élaine Dion, il ne serait pas facile de combler les emplois disponibles dans les cafétérias de ces écoles secondaires. Il s’agirait de postes à temps partiel, d’environ quatre heures par jour. Il faut de plus dénicher des travailleurs autonomes puisque chacun travaille seul. «Les gens font tout».

Au moment de transmettre cet article, le message que nous avons laissé chez Aramark Québec n’avait pas suscité de réaction.