Depuis, quelques jours, la clientèle de la cafétéria du collège n'a plus accès au service de paiement direct.

Cafétéria de l'UL: le mode d'attribution du contrat surprend

L'entreprise qui a perdu le lucratif bail de la cafétéria du pavillon Desjardins-Pollack s'étonne que l'Université Laval ait confié la gestion du service alimentaire aux étudiants de premier cycle de gré à gré : «Traditionnellement, c'est toujours par appel d'offres ce genre de contrat-là.»
«On a été surpris», laisse tomber le directeur général de Laliberté et associés, Dominic Lévesque. Il est déçu que l'administration universitaire lui ait retiré le contrat pour le confier à la Confédération des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval. Dès le 1er juin, la CADEUL prendra en main la cafétéria qui génère des revenus de plus de 2,5 millions $. Elle aura alors un chiffre d'affaires annuel de près de 10 millions $ tiré des cotisations des membres et de ses entreprises.
Après 19 années sur place, Dominic Lévesque se chagrine surtout de devoir licencier la soixantaine d'employés de la cafétéria sans savoir si l'Université Laval leur trouvera une place. «On a été attristé de ça. C'est un aspect qui nous a déçus et on est préoccupé pour eux.»
Dominic Lévesque s'étonne aussi des raisons qui auraient motivé le choix, notamment le désir exprimé par la communauté universitaire d'avoir un concessionnaire alimentaire qui s'approvisionne auprès de fournisseurs locaux. Pour atteindre cet objectif, «l'Université tasse un fournisseur local», regrette-t-il. Laliberté est une entreprise québécoise. Voilà qui est paradoxal, selon lui, puisque la multinationale Sodexo exploite des cafétérias et des casse-croûte dans sept autres pavillons du campus de la capitale.
Pas question de contester la décision, toutefois. «On a passé 19 belles années à l'Université Laval.» L'entreprise se concentrera sur ses quelque 70 autres contrats et les centaines d'employés restants.