Le 14 mars dernier, Éric Bauce, Guy-Aume Descôteaux, Geoffroy Boucher et Denis Brière soulignaient l'octroi du contrat de gestion à la CADEUL de la cafétéria du pavillon Desjardins-Maurice-Pollack.

CADEUL: deux ex-dirigeants tenus responsables de 60 pertes d'emplois

Dans une publicité publiée dans Le Soleil de dimanche, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) tient directement responsables deux ex-dirigeants de la CADEUL, l'association des étudiants de premier cycle de l'Université Laval, pour la mise à pied de 60 employés de cafétéria.
Guy-Aume Descôteaux, ex-président de la CADEUL, et Geoffroy Boucher, ex-vice-président aux finances, ont été les deux principaux dirigeants responsables de l'acquisition, annoncée le 14 mars, du contrat de gestion des services alimentaires par leur association aux pavillons Alphonse-Desjardins et Maurice-Pollack. Les deux hommes ne sont plus en poste depuis l'élection du nouvel exécutif de la CADEUL, le 21 mars.
L'entreprise Laliberté, qui gérait la cafétéria depuis 19 ans, a envoyé un avis de licenciement collectif effectif le 31 mai 2014 à ses employés il y a quelques semaines, après avoir appris qu'elle perdait son contrat.
MM. Descôteaux et Boucher sont tenus responsables pour ces pertes d'emploi par le SCFP. «Est-ce que vous désirez vraiment que la perte de ces emplois soit associée à votre nom tout comme cela l'est actuellement pour Guy-Aume et Geoffroy?» demande le SCFP dans sa publicité adressée aux nouveaux exécutants de la CADEUL. «Vos noms ne sont pas encore entachés. Il est encore temps de corriger le tir et de faire ce qui est juste.»
La nouvelle présidente de la CADEUL, Caroline Aubry-Abel, trouve «dommage» que le différend entre son association et le SCFP se retrouve sur la place publique.
Embauche d'étudiants
Parmi les objectifs liés à la gestion des services alimentaires au Desjardins-Pollack, la CADEUL souhaite entre autres créer de l'emploi pour les étudiants, a-t-elle rappelé.
Un objectif que le SCFP juge irréaliste. «Malgré les beaux discours de vos prédécesseurs, vous savez très bien que le service de cafétéria n'a jamais été en mesure de remplir ses obligations à l'égard de l'embauche d'étudiants. Pourquoi? Parce que les étudiants et les étudiantes ne veulent pas de ces jobs durs et peu rémunérés», écrit le syndicat dans la publicité.
À ce sujet, Mme Aubry rétorque que les postes seront pourvus en fonction des candidatures, et que tous les employés de Laliberté pourront postuler pour les emplois disponibles. «Tous les gens vont pouvoir postuler. L'expérience va être considérée au même titre pour tout le monde. Il n'y a pas de quotas, de ratio de fixé en avance», a-t-elle expliqué.
La nouvelle présidente s'est par ailleurs portée à la défense de son prédécesseur et de Geoffroy Boucher. «Ils ont mené de beaux et grands projets pour la CADEUL», a-t-elle fait valoir.
Interrogée à savoir s'il y aurait une réplique de la CADEUL au syndicat, Mme Aubry a fait savoir que des discussions auront lieu cette semaine entre les membres de l'exécutif. Mais «on ne s'engagera pas dans une chicane médiatique», a-t-elle tranché.